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Le minéral ou le fossile du mois
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Présenter, décrire et détailler un minéral ou un fossile spécial de ma collection. |
| Mise à jour. | Mensuelle si possible |
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Dans la mesure du
possible, une pièce nouvellement trouvée... ou une pièce ancienne... mais toujours une pièce originale trouvée par mes soins (non acquise par échange ...) |
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Septembre 2006
C'est un oursin de la famille des Holasteridae. Cette famille apparaît avec le Crétacé. Les principaux genres rencontrés sont les Holaster, les Cardiaster, les Echinocorys et les Offaster. Hemipneustes sont des oursins de forme obèse, très bombée à dessous plat. L'apex est reporté vers l'arrière qui est surélevé. Le sillon antérieur est long et étroit, profond. Hemipneustes striatoradiatus se distingue des autres oursins par sa face orale aplatie formant un angle presque droit avec les flancs et par sa forme oblongue, presque conique. Chez les hemipneustes, la bouche est située sur la face orale plate. A l'approche de la bouche, les zones ambulacraires montrent le développement d'un fort tubercule interporifère. L'anus, quant à lui, n'est pas sur la face orale. Il est situé dans un creux, à la base des flancs, juste à la proue de l'animal. |
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Octobre 2006
C'est la plus belle pièce de fluorite qu'il m'a été donné de trouver sur ce site. Elle est composée de 4 cubes de fluorite disposés en croix. Chaque cube est formé d'un agrégat de cubes plus petits, donnant à l'ensemble une forme de "chou fleur". Ce type de cristallisation est tout à fait typique du site de Foisches (rive gauche de la Meuse) et de Rancennes (rive droite de la Meuse). Outre le type de cristallisation et la disposition des cristaux sur la pièce qui en font déjà une pièce tout à fait esthétique, ce sont la couleur et la transparence qui en font une pièce tout à fait spéciale... pour ne pas dire exceptionnelle. En effet, la couleur est d'un bleu clair que je qualifierais d'azur au centre du cristal alors que les arêtes sont plus foncées et la transparence est, sur certains cristaux, presque parfaite, ce qui confère à l'ensemble une beauté insolente. |
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Novembre 2006
Je ne suis pas spécialement collectionneur de calcite, mais j'apprécie tout de même les beaux cristaux et les belles associations de minéraux. Ici, en l'occurrence, il s'agit d'une "double macle formée de 3 cristaux de calcite". Le bloc de calcaire recouvert de cristaux de calcite mesure dans les 20 cm de long pour 9 cm de large. Il est complètement recouvert de cristaux presque limpides avec de petites inclusions de marcassite. Au centre du bloc se trouve cette double macle, impeccable, légèrement rosée. On voit nettement les deux cristaux de calcite collés l'un à l'autre par le premier plan de macle formant une gouttière en V, absolument symétrique, bien visible sur les deux photos (mais surtout sur la deuxième), et un troisième cristal qui a "poussé" par dessous et qui forme alors avec un des deux cristaux primaires, une deuxième macle avec un plan de macle formant aussi une gouttière en V asymétrique et tout aussi visible. |
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Décembre 2006
Protocallianassa faujasi Arthropodes, Crabe ou langoustes Récolté en Décembre 2006 Carrière de craie CBR d'Eben Emael Les carrières de Marnbel et de Romont appartiennent essentiellement au Maastrichtien supérieur. C'est le domaine du tuffeau de Maastricht, calcarénite sableuse de teinte jaunâtre due à la présence d'oolithes ferrugineuses. En certains endroits, le tuffeau s'agglomère pour former une pierre de sable très tendre qui durcit superficiellement à l'air sous l'action des eaux pluviales acides. Crétacé supérieur - Maastrichtien Je ne suis pas un grand spécialiste du Maastrichtien, mais les 4 spécimens de pince de crabe (ou de langouste) découverts lors de cette sortie nous montrent bien un phénomène encore très habituel aujourd'hui dans bon nombre d'espèces animales : le dimorphisme sexuel. Les femelles possèdent deux petites pinces élégantes et fines alors que les mâles possèdent une petite pince et un grosse pince large et robuste. Tout comme aujourd'hui, ces animaux devaient être saprophages (se nourrissant de matières organiques en décomposition), leur croissance devait être assez lente rythmée par des mues successives et saisonnières. La femelle devait pondre entre 5000 à 50000 œufs qui devaient incuber 7 à 10 mois pour éclore en mai-juin. Les jeunes se développent près des côtes tandis que les adultes hivernent au large et reviennent au printemps. |
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Janvier 2007
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Février
2007
Les trilobites sont une composante faunique relativement rare dans les strates marines Carbonifères. Aux Etats-Unis, dans le bassin des Appalaches, on en dénombre 7 espèces : 3 dans le Mississippien inférieur du groupe d’Ohio : Griffithidella waverlyensis (Hessler), Paladin marginatus (Hyde) et Brachymetopus nodosus (Wilson). Plus généralement on note aussi l’apparition du Proetus (Pudoproetus) missouriensis (Shumard) et du Breviphillipsia sampsoni (Vogdes), qui sont présents dans le Wooster, les Schistes argileux de Meadville et le Grès de Byers. Les deux dernières espèces plus rares, Australosutura lodiensis (Doux) et Piltonia eurybathrea (Hessler), sont trouvées le plus généralement dans le Wooster et les Schistes argileux de Meadville. Au moins deux espèces sont présentes dans les strates marines du Mississippien Supérieur de Pennsylvanie du sud-ouest. : le paladin chesterensis (Weller) et le Paladin pyriformis (Weller). Cinq espèces de trilobites sont présentes dans des strates Pennsylvanien. Sevillia trinucleata (Herrick) et Sevillia sevillensis (Weller) sont présent dans l’Atokan supérieur. L’Ameura missouriensis (Shumard) et le Ditomopyge scitula (Doux et Worthen) sont présents aux abords de l’Atokan supérieur. Enfin le Ditomopyge decurtata (Gheyselinck) se retrouve seulement dans des zones marines plus hautes, le Virgilien. Chez nous ce sont dans les couches du Tournaisien et du Viséen (carbonifère marin) que nous pouvons espérer trouver l’un ou l’autre trilobite. Seulement quelques carrières exploitant ces étages sont propices à la découverte de ces magnifiques arthropodes. Ainsi, c’est principalement dans les carrières CBR Antoing, carrières Gauthier-Wincqz de Soignies et Carrières Lamay à Vaulx que nous avons l’espoir de trouver les quelques espèces présentes sur notre territoire : Bollandia trivignoi (= anciennement Griffithides trivignoi) (Tournaisien de la carrière Lemay à Vaulx), Phillipsia gemmulifera (Tournaisien de la carrière CBR d’Antoing), Bollandia globiceps (= anciennement Griffithides globiceps) (Tournaisien de la carrière Lemay à Vaulx), Cummingella belisama belisama (Viséen et Tournaisien de la Carrière Gauthier-Wincqz de Soignies), Piltonia kuehnei (Tournaisien des carrières CBR Antoing et Lemay à Vaulx) et enfin Witryides rosmerta ( Tournaisien de la Carrière Lemay à Vaulx)
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Mars
2007
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Avril
2007
Chez nous ce sont dans les couches du Tournaisien et du Viséen (carbonifère marin) que nous pouvons espérer trouver l’un ou l’autre trilobite. Seulement quelques carrières exploitant ces étages sont propices à la découverte de ces magnifiques arthropodes. Ainsi, c’est principalement dans les carrières CBR Antoing, carrières Gauthier-Wincqz de Soignies et Carrières Lamay à Vaulx que nous avons l’espoir de trouver les quelques espèces présentes sur notre territoire : Bollandia trivignoi (=anciennement Griffithides trivignoi) (Tournaisien de la carrière Lemay à Vaulx), Phillipsia gemmulifera (Tournaisien de la carrière CBR d’Antoing), Bollandia globiceps (= anciennement Griffithides globiceps) (Tournaisien de la carrière Lemay à Vaulx), Cummingella belisama belisama (Viséen et Tournaisien de la Carrière Gauthier-Wincqz de Soignies), Piltonia kuehnei (Tournaisien des carrières CBR Antoing et Lemay à Vaulx) et enfin Witryides rosmerta ( Tournaisien de la Carrière Lemay à Vaulx)
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Mai
2007
Les carrières de Marnbel et de Romont appartiennent essentiellement au Maastrichtien supérieur. C'est le domaine du tuffeau de Maastricht, calcarénite sableuse de teinte jaunâtre due à la présence d'oolithes ferrugineuses. En certains endroits, le tuffeau s'agglomère pour former une pierre de sable très tendre qui durcit superficiellement à l'air sous l'action des eaux pluviales acides. L'étage supérieur de la carrière présente de véritables cheminées de dissolution emplies d'argile brune, de silex roulés et de cailloux divers. C'est dans ces cheminées qu'on peut découvrir des oursins en silex comme cet Echinocorys. Difficile de passer à côté d'un oursin irrégulier de cette morphologie. On voit manifestement bien les lieux d'implants des piquants sur cette carapace oblongue, presqu'ovoïde. La bouche et l'anus se trouvent sur une partie plane dans un même axe. Crétacé supérieur - Maastrichtien L:65 mm, l : 40 mm, H : 60 mm |
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Juin
2007
Les carrières de Marnbel et de Romont appartiennent essentiellement au Maastrichtien supérieur. C'est le domaine du tuffeau de Maastricht, calcarénite sableuse de teinte jaunâtre due à la présence d'oolithes ferrugineuses. En certains endroits, le tuffeau s'agglomère pour former une pierre de sable très tendre qui durcit superficiellement à l'air sous l'action des eaux pluviales acides. L'étage supérieur de la carrière présente de véritables cheminées de dissolution emplies d'argile brune, de silex roulés et de cailloux divers. Les différentes strates de craie sont séparées par des couches horizontales de silex gris-noirs dont la couleur tranche nettement avec le blanc de la craie. C'est au contact d'un de ces lits de silex que j'ai trouvé cet Epiaster. C'est un oursin de l'ordre des Spatangoïda, de la famille des Micrasteridae. C'est pour cela que dans la littérature on le défini comme Epiaster crassissimus ou Micraster crassissimus. Sa forme de coeur et les 5 sillons en forme d'étoile sur sa face dorsale en sont des caractéristiques évidentes. |
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Juillet
2007
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Août
2007
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Septembre
2007
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Octobre 2007
C'est une belle pièce de fluorite qu'il m'a été donné de trouver sur ce site. Elle est composée de 2 cubes de fluorite. Chaque cube est formé d'un agrégat de cubes plus petits, donnant à l'ensemble une forme de "cathédrale". Ce type de cristallisation est tout à fait typique du site de Rancennes (rive droite de la Meuse). La couleur est d'un violet soutenu translucide avec les arêtes plus foncés que le centre du cristal. |
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Novembre
2007
C'est la plus grosse dent de cet animal qu'il m'a été donné de trouver. D'après la taille imposante de cette dent, l'animal devait mesurer dans les 20 mètres de long.
Heureusement que ce genre de monstre n'existe plus aujourd'hui sinon...
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Décembre
2007
Galène et Calcite PbS et CaCO3 (Sulfure de plomb et Carbonate de calcium) Ancienne mine de galène de Matagne-la-Grande Récolté en juillet 1978 C'est la plus belle pièce de galène qu'il m'a été donné de trouver sur ce site. Elle est composée d'un gros cube de galène (dont on devine qu'il est lui-même composé de cubes plus petits) La galène est légèrement oxydée ce qui lui donne cette patine "gris de plomb". Le bloc est surmonté par deux gros cristaux prismatiques de calcite miel. |
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Janvier
2008
A Kallo, il existait un endroit où on pouvait encore rechercher des restes fossiles. Un début de creusement avait été effectué. On pouvait y voir un "front de taille" dans le sable de quelques 3m de haut composé d'une succession de lits de sable gris-verdâtres et de couches de coquillages écrasés mélangé à de petits graviers. C'est là que j'ai découvert cette dent d'Hexanchus gigas, que j'ai voulu conserver dans sa position avec le sable, les graviers et les débris de coquillages. Le tout a été évidemment encollé afin d'en garder la structure. |
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Février
2008
Quartz laiteux avec encroûtement de marcassite
SiO2 (Oxyde de Silicium) et FeS2 (Sulfure de Fer)
Carrière du Pont,
Fumay (08)
Récolté par Eugène Landrieux, carrier, en
1932
La carrière du Pont de Fumay exploitait la
quartzite afin d'en faire des moellons pour la construction. C'est là,
dans une veine de quartz que cette pièce a été récoltée.
Cambrien-Revinien
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Mars
2008
C'est une petite pièce de 4cm de côté tout à fait particulière et que j'apprécie tout spécialement pour son esthétisme. C'est une espèce d'enchevêtrement anarchique de cristaux de quartz opaques recouverts de ces "oxydes de métaux divers". Ce qui fait, à mes yeux, sa beauté, c'est le fait que la pièce est ajourée. Les espaces entre les cristaux sont vides. Cela lui donne un "cachet" tout à fait particulier. Après une analyse bien plus fine, au binoculaire, on peut trouver sur ces cristaux de quartz une seconde génération de cristaux de quartz, avec des cristaux de chlorite, quelques cristaux de calcite, quelques cristaux d'ilménite et quelques cristaux de magnétite. Cambrien-Revinien
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Avril
2008
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Mai
2008
La carrière de Frimoye est une Réserve Naturelle du Cercle des Naturalistes de Belgique (Centre Marie Victorin de Vierves). (Autorisation impossible à obtenir mais on continue à y effectuer des tirs de mines !!!) Nous pouvons y découvrir, dans les déblais, à gauche, le long de la route d'accès, de la belle calcite, de la sidérite, de la limonite, de la pyrite, de la dolomite et de la baryte et quelques Stringocephalus indégageables, mais aucun autre fossile en vue. Pour ce qui es de la calcite, elle s'y présente habituellement sous deux formes : des rhomboèdres ou des prismes. Souvent, ils sont très difficiles à extraire car ils forment des encroûtements sur de grandes plaques de calcaire. Parfois, ils se présentent en "petites géodes" dans une roche d'une texture caverneuse riche en limonite. On peut aisément penser qu'au départ, la roche était compacte et que la limonite était de la marcassite ou de la pyrite. En s'oxydant, le sulfure de fer a dégagé de l'acide sulfurique qui a démangé la pierre, créant ainsi des vides où la calcite a pu se cristalliser. |
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Juin
2008
Phacops sp.(= ? Phacops latifrons = ? Geesops spasiniodosus gallicus)
Trilobite
Calceola sandalina
corail solitaire
Dévonien inférieur- Eifelien - Formation X - Schistes, calcaires et
calschistes de Couvin
Carrière
du Fond des Vaulx de Wellin.
Récolté en mars 2000
La carrière du Fond des Vaulx présente trois grandes formations qu'il convient de prospecter : D'abord, la
partie gauche derrière la trémille, en montant le chemin d'accès
qui mène à l'étage supérieur, juste après la mare. La carrière recoupe la
formation de Hanonet (ici, formation X) qui était daté du couvinien supérieur
mais qui est actuellement classé dans l'Eifelien supérieur. Cette formation a livré en son temps des fossiles "à la pelle".
Ce sont des calcaire argileux en bancs minces, avec de nombreuses passées
d'argile. Le calcaire argileux est parfois même très argileux et si bien qu'on
peut le qualifier de calschiste argileux. Le calcaire est très bien
stratifié portant de nombreuses diaclases. Il est bleu - noir sur cassure
fraîche mais avec le temps, il prend une patine brune sans doute due aux sels de
fer contenus dans les argiles qui le composent. Cette formation m'a livré
de superbes Calceola sandalina, des crinoïdes, de beaux brachiopodes de la famille des Atrypas, des coraux de la famille des Thamnoporidés, de gros
Acantophyllum vermiculare,
des coraux rugueux solitaires du genre Zaphrentis, des Hexagonaria, et des trilobites du type Phacops
... Au fond de la carrière, le front de taille, recoupe de début du Givetien avec le Membre des Trois Fontaines.
Ce sont des calcaires compacts, bleu-noirs, bien stratifiés, avec quelques
passées de calcite massive. Cette formation, bien que parfois riche en
calcaires crinoïdiques, en coraux, en brachiopodes du genre Stringocephalus et
en stromatopores est très pauvre en fossiles dégageables. Les
fossiles sont tellement cimentés et imbriqués dans la masse de calcaire qu'ils
en font partie intégrante. Cependant, juste avant le Givetien, on trouve le Membre d'Hanonet qui livre juste au joint de stratification entre ces deux couches de belles colonies de Spiriféridés
(Spirifer mediotextus). Par endroits, on peut découvrir de larges cheminées de dissolution du calcaire, cheminées emplies d'argile de décalcification de couleur rouille et contenant des nodules de Limonite.
Si cette partie de la carrière n'est pas propice à la récolte de fossiles, ce
sont les minéraux qui y sont intéressants. En effet, on peut y trouver de
la calcite, de l'aragonite fluo, de la pyrite, de la marcassite, de la fluorite
et même de la chalcopyrite... parfois même avec de belles associations. Enfin,
la partie droite de la carrière recoupe la formation des Terres D'Haurs qui est
constituée de calcaire argileux d'un brun très foncé, parfois crinoïdique avec
par endroits, des restes et des débris de coraux.
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Juillet
2008
C'est la plus belle pièce de galène qu'il m'a été donné de trouver sur ce
site.
En ce mois d'août 2005, au cours de mes
pérégrinations je passais par hasard par le village de Villers-en-Fagne et
quelle ne fut pas ma surprise de voir l'ancienne chocolaterie en plein
travaux d'aménagements. De lourds travaux de maçonnerie étaient
entrepris dans la maison. A l'arrière, dans le potager et le petit
bois (là où se trouvent l'entrée de l'ancienne mine et les haldes) des
arbres étaient abattus et un petit bulldozer était en train de niveler le
sol. Des voitures aux plaques minéralogiques belges mais aussi
néerlandaises étaient garées devant l'immeuble. De toute évidence, l'ancienne chocolaterie a
changé de propriétaire... cela laisserait-il une possibilité de
prospection ??? Renseignements pris, ce sont des Anversois
qui ont racheté la propriété. Ils comptent en faire un gîte d'étape
avec chambres d'hôtes. Le potager et le petit bois vont être
transformés en parc agréable spécialement destiné "à la promenade et au
repos pour le plus grand bien des locataires". En discutant avec le propriétaire de
l'existence de l'ancienne mine, il m'apprend que celle ci a été foudroyée
pour éradiquer le problème des chercheurs de minéraux. Les haldes
ont été nivelées, enterrées et à part un tas de cailloux poussé par le
bulldozer dans un coin du terrain, il ne reste rien. D'ailleurs, ce
tas de cailloux est maintenant mélangé aux déchets de maçonnerie de la
maison et attend la fin des travaux pour que le camion muni d'une
pelleteuse l'emmène au loin. De toute manière, il me certifie que
lors des travaux, il a été curieux de cette histoire de galène et n'a rien
trouvé de significatif. Demandant si je peux jeter un coup d'oeil
dans les gravats, le propriétaire, accepte de bonne grâce. Il est vrai qu'à travers la terre, les
morceaux de briques, les morceaux de plafonnage, les cailloux divers, les
morceaux de calcaire gréseux, les blocs de quartzite, le tout émaillé de
quelques petites mouchetures de galène millimétriques voire
centimétriques, il n'y a pas grand chose à trouver. Je montre au
propriétaire mes trouvailles et il me confirme qu'il n'a pas trouvé grand
chose d'autre... bien qu'il y ait un peu partout des "cailloux blanc-gris
très lourds"... Cette affirmation relance mon intérêt et en
cherchant bien, j'ai trouvé, en effet des masses de quartzite mêlées à de
la calcite de la grosseur de poing ayant une densité bien supérieure à la
normale... De la galène s'y trouverait-elle ? J'emporte donc ces blocs
bien décidé à en avoir le coeur net. Il faut dissoudre la calcite et la quartzite
pour espérer voir apparaître une masse de galène. Pour la calcite,
rien de plus simple. Je plonge les masses dans des bains d'acide
chlorhydrique. Une forte effervescence se manifeste, témoin de la
dissolution de la calcite. Après quelques bains, il n'y a plus
d'effervescence... et donc plus de calcite. Quatre blocs sont déjà
tombés en miettes, ne me laissant au fond du bac que des petits grains de
galène (comme des têtes d'épingle) totalement oxydés et des grains de
quartz qui ont été libérés de leur gangue de calcite. Pour ces
quatre blocs, tout est déjà perdu. Il m'en reste deux qui montrent
encore une masse compacte de quartz (maintenant poreuse puisque le ciment
calcaire a disparu). Quelques bains d'acide fluorhydrique plus
tard, je voyais apparaître sur un bloc de beaux cubes de galène
centimétriques alors que l'autre tombait, lui aussi, en miettes. Un
petit travail de dégagement de la pâte siliceuse avec un petit pointeau
termina la mise en valeur de cette pièce magnifique. |
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Août 2008
Hexagonaria hexagona
Corail colonial
Dévonien moyen- Givetien - Calcaire à polypiers du Mont d'Haurs
Fondry Matricolo, Nismes.
Récolté en novembre 1995
L
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