![]()
Les Origines de la Vie, Un Jaillissement Mystérieux, une Evolution Unique
La Vie des Hommes (3)
Nous avons tous éprouvé la sensation de bien-être inimitable que procure le feu de bois, le soir, sous un ciel étoilé. Tout est plongé dans l'obscurité et le feu devient le centre de notre petit univers. Ce sentiment de grandeur de la nature comparée à notre insignifiance nous envahit bien que nous soyons des hommes du XXe siècle. La lumière électrique est, à nos yeux, chose courante, et nous savons préparer notre nourriture d'une manière plus simple et plus rapide qu'en utilisant le feu. En quoi consiste donc le charme du feu qui agit encore sur nous avec la même force qu'autrefois ? Serait-ce une chose profondément enfouie dans notre inconscient qui nous unit encore à l'homme du Paléolithique ?
Même pour les chasseurs de ces temps reculés, le feu représentait autre chose qu'une aide et une sorte d'outil un peu particulier. Le foyer était réellement le centre de leur monde, au sens propre du terme. Quand les hommes ont compris les nombreux services que le feu pouvait leur rendre, ils les ont exploités et s'y sont habitués au point qu'ils ne purent plus s'en passer.
Les utilisations du feu
Il est évident que les hommes ne comprirent pas d'un seul coup toutes les possibilités que le feu leur offrait. Mais, à l'époque des chasseurs de mammouths, l'utilisation du feu était déjà chose courante. On allumait des feux dans tous les endroits habités : de manière permanente dans les grandes huttes d'hiver, pour une nuit, dans les campements provisoires des chasseurs, lors de leurs déplacements. Selon certaines traces archéologiques, il semblerait que les chasseurs, au moins à une certaine époque et dans certaines contrées, aient adoré le feu et l'aient associé à leurs rites. Quand nous réalisons ce que le feu représentait pour eux, nous n'en sommes nullement surpris. Ses qualités étaient en vérité très nombreuses.
Tout d'abord, le feu procurait la chaleur. Quand nos ancêtres étaient encore plus près de l'animal que de l'homme, ils étaient évidemment bien plus résistants au froid, car les animaux, s'adaptant facilement aux variations thermiques, n'ont pas besoin de se chauffer. D'ailleurs, le climat était relativement chaud à cette époque, surtout dans les endroits où on a découvert pratiquement toutes les traces existantes de ces ancêtres de l'homme, c'est-à-dire en Afrique orientale. Mais, en Europe, au cours de la dernière glaciation, le feu était la condition sine qua non de la survie des chasseurs de mammouths. Il servait à chauffer leurs habitations dans lesquelles ils se rassemblaient le soir pour manger et dormir. Il leur permettait de passer la nuit dehors, pendant leurs expéditions de chasse. Il réchauffait leurs membres engourdis pour qu'ils puissent, même en hiver, tailler le silex et manier les outils fins.
Grâce à la chaleur du feu, l'homme a pu survivre et s'implanter de manière permanente en Europe et dans le Nord de l'Amérique et de l'Asie. Tant que les hommes ne connaissaient pas le feu, ils ne faisaient que des apparitions passagères dans ces régions, lorsque le climat s'adoucissait. Mais, quand le temps redevenait rude, pendant les périodes de glaciations, l'homme se retirait dans les contrées méridionales, plus accueillantes.
Seul l'homme armé du feu put affronter l'hostilité du climat et survivre dans les régions du Nord, même pendant la dernière glaciation, la plus dure de toutes.
Le second bienfait évident du feu est la lumière qui éclairait l'habitat humain qu'on pouvait fermer alors hermétiquement pour se protéger du froid, des insectes et des animaux à l'affût d'une proie. La lumière chassait l'obscurité que les hommes craignaient, sachant qu'elle dissimulait de nombreux dangers. Elle protégeait l'homme des animaux sauvages qui chassent la nuit, mais évitent et craignent le feu. Le feu permettait à l'homme d'explorer les couloirs souterrains des grottes où la lumière du jour ne pénétrait jamais, et de chasser de là les ours et autres animaux dangereux. La lumière du feu prolongeait le jour, de sorte que l'homme pouvait continuer à travailler le soir, s'il le fallait. Le soir, les chasseurs se rassemblaient autour du feu, se racontaient leurs exploits, se reposaient tout en se préparant au lendemain. Au fil des jours, des mois et des années, se forgeait la conviction que ceux qui se réunissent autour du même foyer forment une unité dont les membres doivent travailler ensemble et s'entraider. Le feu était le noyau autour duquel se formait la société humaine.
Le feu servait à la préparation des repas, à cuisiner les aliments, à rôtir et à fumer la viande. L'homme n'est pas carnivore de nature, n'oublions pas que ses ancêtres étaient herbivores. Il a dû s'habituer pendant les siècles de son évolution à ce nouveau type de nourriture. Et la viande est plus digeste et plus facile à manger lorsqu'elle est cuite. Nous avons déjà souligné plus haut l'importance de la viande dont la valeur nutritive accéléra l'évolution de l'homme comparativement aux herbivores appartenant à la même famille. C'est probablement par hasard que l'homme découvrit la possibilité de faire cuire la viande : un morceau de viande tombé dans le feu, des animaux qui ont péri dans les incendies de forêt ou de steppe sans être totalement carbonisés. Pour faire rôtir la viande, les hommes n'avaient pas besoin d'ustensiles sophistiqués : il suffisait d'enfiler les morceaux sur une branche taillée ou sur une sorte de broche rudimentaire. Pour tourner la broche plus facilement, les hommes du Paléolithique devaient utiliser les grands os de mammouth, plantés de chaque côté du foyer, découverts dans certains sites d'Europe orientale ou bien des morceaux de bois, qui, naturellement, ne se sont pas conservés, mais dont les traces se trouvent parfois dans la circonférence du foyer. Et, quand on roulait la viande dans les cendres qui remplaçaient le sel encore inconnu à cette époque, la différence entre la viande rôtie et la viande crue était nette. La viande rôtie fait donc partie des découvertes importantes du Paléolithique.
Mais il existait d'autres procédés : dans le célèbre site archéologique de Kostiénki, en Russie, on a remarqué, lors des fouilles, des trous creusés à proximité des foyers, remplis de cendres mélangées à l'argile, avec, parfois, des restes d'os d'animaux. Il semble qu'on y plaçait des pierres du foyer, chauffées à blanc, sur lesquelles on posait là viande qu'on recouvrait de cendre chaude. Au bout d'une ou deux heures, la viande était cuite à l'étuvée. On pouvait également rouler la viande dans la glaise et la faire cuire directement dans le feu.
Bien que les hommes du Paléolithique n'aient pas possédé de récipients en poterie pour faire cuire leurs aliments, ils savaient exploiter ce qu'ils trouvaient dans la nature : ainsi, utilisaient-ils la peau de la bête ou son estomac en guise de récipient.
Les premiers récipients en poterie sont beaucoup plus récents ; ils datent de l'époque où l'homme s'est sédentarisé et a commencé à travailler la terre. Les chasseurs nomades du Paléolithique n'en connaissaient pas l'usage et n'en voyaient pas la nécessité, car ils se déplaçaient sans cesse, en quête de nourriture. Ils savaient, par contre, fabriquer des statuettes d'animaux en terre cuite, beaucoup plus anciennes que les premiers pots.
La viande fumée jouait également un rôle fondamental, car elle permettait aux chasseurs de survivre pendant les périodes difficiles de famine. Parfois, la chasse était si fructueuse que la horde n'arrivait pas à consommer toute cette quantité de viande. Tant que les hommes ne connurent pas le feu, ils n'emportèrent et ne mangèrent qu'une partie de leur proie, abandonnant le reste aux animaux sauvages. La situation changea radicalement quand ils s'aperçurent que la viande fumée était beaucoup moins périssable que la viande fraîche et qu'elle pouvait par conséquent être stockée. C'était, en fait, la première conserve. Les filets de viande ou de poisson fumé représentaient une réserve précieuse qui donnait un sentiment de sécurité aux membres de la horde. Certaines tribus du Nord du Canada, de l'Alaska ou de la Sibérie, continuent encore de nos jours à constituer leurs réserves de viande de cette façon.
Le feu procurait à l'homme le chauffage, la lumière et la nourriture cuite. C'était sa première fonction, la plus importante. Mais on pouvait l'utiliser encore différemment et cela d'une façon qui ne nous vient pas spontanément à l'esprit : le feu rendait service au cours de la chasse. Les chasseurs incendiaient une partie de la forêt pour rabattre les animaux. Cette façon de chasser avait d'autres conséquences positives : la végétation carbonisée fertilisait le sol où repoussait très vite l'herbe qui procurait un pâturage plus abondant aux animaux qui se multiplièrent à leur tour. Les chasseurs faisaient également durcir dans les flammes les pointes taillées de leurs javelots en bois qui devenaient alors plus solides et plus efficaces. Le feu était vital surtout pour les hommes qui n'étaient plus capables de chasser et de subvenir à leurs besoins. Certaines découvertes nous autorisent à supposer que la société des chasseurs de mammouths était déjà si évoluée qu'elle prenait à sa charge les membres âgés ou malades de la borde. On a trouvé dans la caverne française de La Chapelle aux Saints le crâne d'un vieil homme édenté, qui devait l'être bien avant sa mort. Ce vieillard ne pouvait absolument pas manger de viande crue, sa survie dépendait donc des aliments cuits ou rôtis que lui assurait le feu.

Nous pourrions continuer à énumérer ainsi les bienfaits du feu, mais nous nous contenterons de l'essentiel : sans feu, il serait impossible de concevoir la vie des hommes du Paléolithique supérieur. Ce fut leur allié le plus utile et le plus efficace tant qu'ils réussirent à le maîtriser. Les restes calcinés des huttes paléolithiques témoignent jusqu'à nos jours qu'il suffisait de bien peu de choses pour que le petit feu qui brûlait paisiblement dans le foyer central se transformât en un fléau dévastateur, anéantissant en un rien de temps la construction en bois au toit en peau desséchée. Il en était de même pour le feu que les chasseurs allumaient pour rabattre les animaux : il se transformait parfois en un immense brasier, et les hommes devaient alors se sauver avec les animaux pour échapper à cet élément déchaîné. Le serviteur utile pouvait donc devenir à l'occasion un maître féroce.
Tout cela arrivait, il y a des milliers d'années. Mais les morceaux de bois carbonisés, que les archéologues trouvent fréquemment dans les sites paléolithiques, racontent ce que le feu apportait de bon ou de mauvais aux chasseurs. C'est le meilleur matériau dont on puisse rêver pour indiquer l'âge exact de tout le campement. Les méthodes scientifiques modernes savent indiquer exactement l'âge des objets découverts ou des fossiles, avec une marge d'erreur de quelques centaines voire de dizaines d'années.
Comment on alluma le premier feu ?
Personne ne sait quand et où cela arriva pour la première fois. Nous ne le saurons jamais et, après tout, ce n'est pas fondamental. L'homme a dû "faire" le feu plusieurs fois avant de s'en apercevoir : il suffisait de percuter deux pierres de quartz pour faire jaillir l'étincelle. Nous avons du mal à réaliser aujourd'hui combien de temps il fallut à l'homme préhistorique pour comprendre comment utiliser le feu et également comment l'allumer. Mais il y parvint, et ce à l'époque même où l'humanité n'en était qu'à ses premiers pas. Et c'est la découverte du feu qui, avec la fabrication des outils, fit avancer le monde.
Il est inutile d'essayer de retrouver celui qui réussit cet exploit pour la première fois. Les hommes durent y parvenir plusieurs fois et en des endroits différents. Cette découverte du feu a dû être également oubliée avant que son utilisation ne se généralise un peu partout. Ce processus dura des centaines de milliers d'années. Il se compliqua encore davantage lorsque l'homme voulut allumer le feu par ses propres moyens.
Mais où les hommes rencontrèrent-ils le feu ? Ils ont dû le connaître dans la nature, dans leur lutte quotidienne pour la survie. Le feu faisait alors partie de leurs ennemis : quand la foudre tombait sur un arbre, elle pouvait dégénérer en incendie meurtrier si les conditions s'y prêtaient. Il pouvait apparaître aussi par l'auto-inflammation des matières combustibles ou par l'activité volcanique, ou bien encore, c'est le soleil qui avait trop chauffé l'herbe sèche de la steppe... Dans certaines régions, les hommes pouvaient remarquer de petites flammes au ras du sol, causées par la combustion du gaz naturel et d'autres gaz, dans les gisements de pétrole.
Dans les premiers livres qui traitent des origines de l'humanité, on relate souvent comment la horde de chasseurs recueillait ce feu naturel, le transportait lors de ses déplacements, tout en le surveillant sans arrêt, car personne ne savait le ranimer. Cette surveillance aurait été confiée à un membre de la horde qui aurait été sévèrement puni si, par mégarde, ce feu s'était éteint. Cela se passait peut-être ainsi, mais la voix du bon sens nous dit qu'il ne devait pas être facile pour ces chasseurs primitifs de transporter le feu partout et à tout instant, par exemple sous une pluie battante. Ce n'est pas non plus de cette façon que le feu aurait acquis l'impact qu'il a eu sur la vie des hommes dans toutes les parties du monde dont la population était encore très clairsemée. Pour cela, il fallait savoir l'allumer. Quand nous demandons des précisions à ce sujet aux ethnologues qui étudient les peuples du monde entier, ils nous énumèrent une liste des différentes façons d'allumer le feu, pratiquées par les tribus de chasseurs d'Afrique, d'Amérique et d'Australie, et même du Grand Nord. Malheureusement, il s'agit, la plupart du temps, de procédés qui ne laisseraient pas de traces matérielles. Aussi n'a-t-on aucune chance d'en découvrir dans les sites archéologiques. Il existe pourtant un procédé qui semble être précisément celui qu'on devait utiliser à cette époque. C'est l'allumage du feu par percussion de deux pierres. Tous ceux qui façonnaient des outils dans le nucléus de silex ou de quartzite, virent fatalement jaillir des étincelles. Pendant la percussion, deux surfaces de la pierre entrent en contact et atteignent pour une fraction de seconde, une température très élevée. De fines particules, chauffées à blanc, se détachent alors de la pierre.
Mais ce n'est que la première étape. L'étincelle se refroidit aussi vite qu'elle s'est allumée et, si elle ne tombe pas dans un milieu propice, elle s'éteint à jamais. Dans un premier temps, cela arrivait par hasard mais, bientôt, l'homme remarqua ce phénomène et la découverte fut faite. Après, il suffisait d'avoir deux pierres convenables et un peu d'amadou bien sec sous la main pour pouvoir allumer le feu à tout moment.
Le succès de l'opération réside en la qualité des pierres : le minéral qui convient le mieux est le silex contenant du quartz. Au siècle dernier, on l'utilisait encore pour fabriquer des pierres à fusil ou à pistolet, mais il existe d'autres pierres de composition analogue qui pouvaient servir à cet usage, et qu'on utilisait d'ailleurs pour la fabrication d'outillages lorsqu'on manquait de silex. En guise de pierre qu'on percutait pour faire le feu, on utilisait la pyrite (terme dérivé du grec puritês, dont le radical pur signifie feu) qui est le sulfure naturel de fer.
En toute logique, cette manière d'allumer le feu aurait dû laisser des traces dans les sites archéologiques. Et, en effet, on trouve parfois des morceaux de silex usés qui ne pouvaient servir à la fabrication d'instruments, ni comme matériau de base (nodule), ni comme pierre de percussion qui n'était d'ailleurs pas en silex. Et, pourtant, ces fragments portent des traces de nombreux coups. On suppose donc que c'étaient bien des pierres qui servaient de briquet. Avec un peu de chance, on arrive à trouver des pyrites, ce qui prouve que les hommes du Paléolithique connaissaient déjà ses vertus. Ainsi a-t-on pu découvrir, dans la caverne de Vogelherd qui se trouve dans le Sud de l'Allemagne et qui, lors de la dernière glaciation, était habitée par une horde de chasseurs, une pyrite prise entre deux morceaux de silex. On a fait des découvertes analogues dans la caverne de Trou de Châleux en Belgique, et en bien d'autres endroits.
Mais, que sait-on exactement du reste du dispositif servant à allumer le feu ? Et, au fond, peut-on apprendre quelque chose sur l'amadou qui est une poudre si légère qu'un souffle de vent suffit à la faire disparaître ? Il est délicat de se prononcer à ce sujet, et nous devons nous contenter d'hypothèses. L'histoire nous apprend que, pour fabriquer l'amadou, on réduisait en poudre un champignon ligneux poussant sur les arbres et appelé en latin Fomes fomentarius. D'autres champignons appartenant à la même famille pouvaient faire l'affaire. Ce champignon contient des éléments qui s'enflamment facilement ; on a pu distinguer leurs traces à côté des pyrites, dans les sites des débuts du Mésolithique, à Star Carr, en Grande-Bretagne.
Mais, quand on manquait de champignons, on pouvait les remplacer par de l'écorce de bouleau, par de la mousse sèche ou de la sciure que l'on récupérait en perçant le bois. Le bois nous conduit directement à une autre méthode d'allumage du feu qui consiste à frotter deux morceaux de bois. Les recherches ethnologiques sur les peuples primitifs ou plus évolués, vivant sur d'autres continents que le continent européen, nous apprennent toute une série de techniques : frotter deux morceaux de bois, faire tourner un bâtonnet dans un support en bois muni d'une petite cavité ou utiliser des dispositifs qu'on pourrait appeler "la scie de feu", "la charrue de feu", etc. Nous ne savons pas aujourd'hui si on utilisait concrètement l'une de ces méthodes au Paléolithique. Il n'existe, en fait, qu'une seule preuve, et encore précaire, de cette possibilité : il s'agit d'un petit bâton en bois carbonisé au bout arrondi, trouvé lors de fouilles archéologiques, dans une caverne près de Krapina, en Yougoslavie. Celui qui l'a découvert considérait qu'on devait l'utiliser comme le font encore de nos jours les Esquimaux. On le plaçait verticalement dans le trou d'un morceau de bois, en l'enroulant avec la corde d'un arc et, par un mouvement horizontal, on le faisait tourner rapidement sur lui-même jusqu'à ce qu'il soit porté à la température nécessaire. Aujourd'hui, on tend plutôt à penser qu'il s'agissait de la pointe d'un instrument quelconque en bois, durcie dans les flammes. Il en résulte donc que nos connaissances sur la manière d'allumer le feu à l'aide du bois, sont de nouveau au point mort.
Pour me contacter, me faire part de vos idées, me poser vos questions, me laisser vos remarques...
cliquez ici :Pour m'envoyer une information à caractère géologique, veuillez cliquer ci-dessous et compléter aussi précisément que possible le formulaire prévu à cet effet. Je vous répondrai dans les plus brefs délais... Merci
Formulaire pour une information à caractère géologique

![]()
Retour vers le sommaire
![]()