Le petit billet d'humeur... le coup de
gueule...
Appelez-çà comme vous voulez...
Préambule
la netétiquette
Les dix
commandements du Computer Ethics Institute
Les textes de loi
La forme de ma réponse
Premier constat
Amateur Vs professionnel
Amateur= pilleur
L'affaire des falaises des
Confessionnaux
Quartz connection
Les bourses aux minéraux et
fossiles
Préambule
Réagir à
chaud sous le coup de l’émotion ou de la colère est souvent de mauvaise augure,
aussi suis-je d’habitude d’un naturel calme. Je me suis
complètement abstenu, jusqu'à présent, de répondre aux diverses critiques,
parfois peu bienveillantes, parfois insultantes, portées contre moi depuis que
j’ose me décrire comme un Géologue Amateur, collectionneur de minéraux et
fossiles.
Cependant,
comme on dit : "A
force de battre un chien celui-ci finit par mordre". Alors,
pour répondre une fois pour toutes aux attaques dont je fais l’objet, je me suis
décidé à mettre par écrit ce que je pense.
Je sais que
"Le mépris efface l'injure plus vite que la vengeance." (Th. Fuller)… et on
dit aussi : "Assieds-toi
au bord de la rivière, tu verras le cadavre de ton ennemi passer." (Confucius)
Mais j’ai assez
attendu et se taire en méprisant ne change rien… Je pense qu’il est temps de
passer à l’action en balançant ce que j’ai à dire.
La netétiquette
Avant de le faire, et pour ne pas commettre d’impair, il faut se renseigner sur
ce qui est permis de dire : la "netétiquette".
"Un
dialogue authentique suppose le respect de l'autre."
Les forums et sites internet adhèrent normalement au principe de la netétiquette.
En y participant, les forums et sites s’engagent à se conformer aux conditions
suivantes :
·
Les
insultes, tout comme les propos sexistes, racistes, discriminatoires ou
diffamatoires ne sont pas tolérés et peuvent exposer leur producteur à des poursuites pénales et civiles.
·
Il
faut éviter de "descendre en flammes" des membres de la liste car les Forums
sont "publics" et censés être des lieux d'échanges constructifs. Il faut
traiter les membres de la liste comme vous aimeriez que l'on vous traite.
·
Il
faut manier l'humour et les sarcasmes avec prudence. Sans communication directe
vos plaisanteries peuvent être interprétées comme des critiques.
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LES DIX
COMMANDEMENTS du Computer Ethics Institute
Tu n'utiliseras
point l'ordinateur pour causer un préjudice à autrui.
Tu ne t'immisceras
point dans le travail informatique d'autrui.
Tu ne fouineras
point dans les fichiers d'autrui.
Tu n'utiliseras
point un ordinateur pour voler.
Tu n'utiliseras
point un ordinateur pour porter un faux témoignage.
Tu n'utiliseras ou
ne copieras un logiciel que tu n'as point payé.
Tu n'utiliseras
point les ressources d'autrui sans autorisation.
Tu ne voleras pas la
propriété intellectuelle d'autrui.
Tu réfléchiras aux
conséquences de ton programme pour l'humanité.
Tu n'utiliseras
l'ordinateur qu'avec considération et respect pour autrui. »
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Les textes
de loi
Loi du 6 janvier
1978 "informatique & libertés"
Article 1 "L’informatique ne doit porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de
l’homme, ni à sa vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.
L'internet existe grâce à la rencontre
des individus, êtres "privés" possédant une vie, des intérêts, des opinions,
des désirs. Cette rencontre suppose une communication ayant pour fondement les
valeurs que les individus veulent témoigner. On va montrer sur le net ce que
l'on juge bon de montrer, ce qui a une qualité nécessitant l'utilisation de
temps pour le communiquer. Les valeurs privées, émanations des vies privées, se
retrouvent donc mises en scène dans les sites personnels, dans les courriers
électroniques, dans les forums d'échange, mais aussi dans les actes d'achat, de
consultation de sites."
L'usage
d'internet permet de diffuser ses valeurs, il autorise aussi l'expression de haines privées, de combats qui sont le
prolongement des propres idées de certains individus. Les volontés sont donc
mises à nu, les prises de position sont identifiables par cette démonstration de
«valeurs », tandis qu'elles pouvaient se dissimuler derrière le mur de la vie
privée avant de pénétrer le réseau. »
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La forme de
ma réponse
En désirant me
conformer à ce qui précède, je me bornerai en un
dialogue authentique qui supposera le respect de l'autre (même si cet autre ne
m’a pas respecté !). Je m’engage à m’abstenir de toute
insulte,
de tout propos sexiste, raciste, discriminatoire ou diffamatoire, de manier
l'humour et les sarcasmes avec prudence. Je ne porterai atteinte, ni aux droits
de l’homme, ni à sa vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.
Je
diffuserai mes valeurs mais sans haine, juste pour rétablir la vérité et par
soucis de maintenir
l’identité humaine,
je ne citerai aucun nom, même si, à certains moments, cela me démangera
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Premier constat, notre société déraille...
Il y aurait certains dysfonctionnements comme disent nos politiques à la
langue de bois
Parfois, je me demande si ça sert à quelque chose de
résister à la connerie des hommes. Rien ne bouge. Les Américains continueront
à massacrer ou à faire massacrer par peuples interposés un tas de gens pour le
pouvoir du contrôle mondial et pour le pétrole. Les colonies israéliennes
continuent et continueront à avancer et ne s’arrêteront jamais. De leur côté,
les Palestiniens continueront à leur flanquer des roquettes sur la figure et les
tanks ornés de l’étoile de David détruiront des quartiers entiers en forme de
représailles. A part cela tout va bien puisque les chefs d’état israéliens,
palestiniens et américains se serrent chaleureusement les mains avec un visage
orné d’un superbe sourire pendant que les photographes les mitraillent à coups
de flashs.
Quelle hypocrisie…
La planète est en train de crever et on ne fait rien
pour elle. On va de réunion en réunion. Ces grandes réunions mammouths
accouchent d’une souris, On tergiverse, pas d'accord, on rechigne, on amende les
textes encore et encore et on finit par culpabiliser le petit conducteur de
véhicule alors qu’il y a de par le monde de grosses usines, grandes comme des
villes entières, dans lesquelles une fourmilière d’Américains, de Russes, de
Chinois, d’Indiens travaillent et produisent des polluants mortels qu’ils
rejettent sans aucune arrière pensée dans l’atmosphère, dans les rivières et
dans la mer. Par contre on continue les 24h du Mans, les grands prix F1, les
rallyes qui usent des milliers de litres d’essence. Et on trouve ça normal.
Immobilisme coupable de peur de froisser l’égo de
quelques gros plein de frics.
D’autres rêvent de trouver une autre planète pour que
nous allions y vivre… pourquoi faire ??? Pour y reproduire notre modèle de vie
actuel et y déverser la même merde que sur terre ??? Au lieu de regarder les
étoiles, regarde devant ta porte, il y a une famille en détresse…
Mais
il n’y a de meilleur aveugle que celui qui ne veut
voir !
Avec le budget consacré à l’armement et à la conquête
spatiale, on pourrait éradiquer la famine sur la terre, mais nos dirigeants
préfèrent qu’une moitié du monde se foute sur la gueule pendant que l’autre
moitié crève de faim. Alors, quand les pouvoirs n’ont pas l’air de se bouger le
cul, ce sont des associations caritatives et des ONG qui le font. On récolte
des fonds, on achète de la nourriture on l’envoie dans ces pays où elle est
confisquée par les militaires et le pouvoir en place pour être revendu au marché
noir aux gens qui n’ont déjà rien. .
Pouvoir, domination et corruption !
On va continuer à nous abrutir avec des pubs à la
con… heu… excusez… on dit « informations publicitaires » dont le seul but est de
nous faire acheter le dernier Jeans usé, déchiré artificiellement, décoloré à
l’eau de javel avant usure naturelle sur un petit derrière taille 36 (parce
qu’au dessus du 42 y a plus rien à ta taille) qui se la joue « J’ai vécu, je
porte des vêtements râpés, j’ai du caractère… ».
Lamentable…
On colle nos gosses devant la TV le dimanche matin à
regarder des dessins animés débiles qui leur lavent le cerveau. Et entre chaque
dessin animé un slogan passe : «Pour être en forme, ne mange pas trop sucré,
trop salé, trop gras et bouge-toi » Pfffff… Comment veux-tu qu’il se bouge s’il
est assis à regarder ces foutus dessins animés ???
Désinformation coupable des masses populaires
Le racisme ordinaire existe toujours et continuera à
faire ses ravages. Oui, il y a eu Adolf Hitler et ses SS qui ont exterminé
6.000.000 de Juifs, Tziganes, Homosexuels, Communistes… Les Serbes de Bosnie ont
massacré plusieurs centaines de milliers de musulmans sans que personne dans la
Communauté Internationale ne bouge le petit doigt. Mais regardons aujourd’hui
autour de nous. Si tu es né à l’étranger et que tu as eu le culot de venir en
Belgique, on te le fera payer tout le restant de tes jours avec des mots comme :
«Bougnoul, mal blanchi, face de craie, pédale, tarlouze, négro, youpin, bicot,
macaque, sale juif, métèque, bamboula, grosse gouine, sale nègre... » et j’en
oublie une flopée. Oui, je sais, c’est puni par la loi… mais devant les
lenteurs administratives et le retard judiciaire le prévenu risque de se
retrouver devant le tribunal dans une douzaine d’années, quand le «délais
raisonnable de jugement» sera dépassé. .
Honteux !
Dans le métro, aux heures de pointes, t’auras
toujours collé à toi un gominé, genre huissier, un cartable en faux cuir noir
sous le bras, les lunettes en écailles sur le nez et le regard baissé, comme
honteux d’être ce qu’il est et qui pue le parfum à vomir et le déodorant à 30
centimes, juste là sous ton nez. Mais tu ne lui mettras pas ton poing dans la
gueule car même si ce mec te dérange, la tolérance te dit que ça ne se fait pas…
alors, philosophe, tu laisses passer car de toute manière, il descend à la
prochaine station… pour se faire poinçonner par un junkie de 15 ans qui veut ses
50 euros pour sa dose d’héro. Le jeune se fera piquer par les flics. Il est
mineur et sera placé dans un centre fermé. Comme sanction, le juge va lui dire
que ce n’est pas bien, qu’on ne peut pas poignarder les autres et puisqu’il a
bien écouté le juge et qu’il a été « gentil » pendant 48 h, on l’emmène voir un
match de foot à Anderlecht.
Super justice !!!
La forêt amazonienne et la forêt humide du centre de
l’Afrique sont des réservoirs d’oxygène pour notre planète. Les milliers de
plantes qui y vivent n’ont pas encore été découvertes et recèlent peut-être des
remèdes pour soigner le SIDA, le cancer… et ces forêts, l’homme les détruit sans
vergogne pour le fric que peuvent rapporter les essences d’arbres qui y
poussent. 50 terrains de foot disparaissent chaque jour en Amazonie. Oui ! 50
terrains de foot par jour !
Le fric, toujours le fric !
Que dire de ces prêtres qui, pendant des années, ont
profité de leur position et de leur pouvoir, pour abuser dans les internats,
dans les chorales, dans les patros, d’enfants sans défense détruisant ainsi des
centaines de vie. Que dire ? Pardonner comme le voudraient certaines hautes
instances ecclésiastiques ? Jamais !!!
Perversion ultime !
J’en connais un qui ne doit pas être dans son
assiette et qui, chaque nuit doit dormir si mal qu’il démonte complètement son
lit. Sa création est en train de tourner au vinaigre.
La Genèse fait état de la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe par une
catastrophe naturelle conséquente à la colère divine. L'Eternel reprochait à
leurs habitants de graves fautes morales, et en particulier un comportement
pervers. A cela, aujourd’hui on pourrait ajouter la destruction,
l’empoisonnement et la surexploitation des ressources planétaires et le massacre
de populations entières par les armes ou par la non assistance à population en
danger. Dans le récit, il est question de leur destruction par un feu venu du
ciel. Qui sait, le grand Manitou nous réserve peut-être un super astéroïde
qui va mettre un point final à l'expérience de la vie sur terre...
En attendant,
je ramasse des cailloux et je me fais malmener, insulter, voire même menacer...
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Les
reproches et mes réponses
1.
Certains
"Professeurs d’Universités" et certains "Diplômés en Géologie" croient
m’insulter en disant que je ne suis qu’un "amateur" et que mon avis ne les
intéresse pas. Sans doute parce qu’ils croient "savoir" et que leur diplôme
leur confère le droit de "détenir LA vérité".
Dessin L.V.B.
A ces gens, je
répondrai que OUI,
je suis un AMATEUR, je le crie bien fort, je revendique ma condition d’AMATEUR…
JE VEUX LE RESTER.
Pas parce
que dans l’esprit de certains beaux parleurs qui se disent scientifiques, bardés
de diplômes, qui vivent reclus dans des laboratoires poussiéreux et qui n’ont
plus vu un fossile ou une couche de terrain de près depuis des décennies, dans
leur esprit donc, le mot "amateur" veut dire "quelqu’un qui n’est pas
professionnel, qui n’est pas scientifique, qui fait ce qu’il fait en
dilettante, qui manque de compétence, qui n’est pas très précis, qui n’est pas
sûr de lui, qui n’a pas de diplôme et donc qui n’est pas très fiable".
NON ! Je
suis un amateur et je veux le rester parce que la définition première du mot
"amateur" est "quelqu’un qui a du goût pour, quelqu’un qui aime, qui fait ce
qu’il fait par amour, quelqu’un qui est souvent autodidacte, qui s’informe, se
forme, pour le plaisir, qui recherche gratuitement dans ses moments de
loisirs". Et quand on aime, on ne compte pas. On ne compte pas ses heures,
ses frais de déplacements. Et quand on aime, on va jusqu’au bout pour
comprendre, on ne se décourage pas, on en veut toujours plus.
Les outils
de mesure de l’amateurisme sont inexistants pour plusieurs raisons :
·
Le poids
de l’autodidaxie dans le domaine de l’amateurisme rend difficile l’évaluation du
poids des pratiques. On ne peut en saisir que la partie encadrée. Et là, le
rôle de rassembleur, d’information, de formation théorique et pratique sur le
terrain, de formation à la protection de la nature et de formation à l’éthique
joué par les clubs est pour moi essentiel et fondamental.
·
La
visibilité économique des activités est très variable, allant d’activités
coûteuses (achat de livres neuf ou de minéraux et fossiles de grande qualité
dans les bourses) à des activités quasi gratuites (participation aux sorties sur
le terrain, l’accès aux bibliothèques, participation aux réunions… tout cela
organisé par les clubs pour une modique cotisation annuelle) ce qui fait que
certaines activités échappent presque par nature à une vision économique de
l’amateurisme.
Enfin, les
outils statistiques de mesure de cette visibilité économique manquent : les
dépenses afférentes aux activités amateur (achat de matériel, d’équipements…) ne
peuvent pas être suffisamment finement identifiées pour rendre un tableau
précis : le marteau ou le casque acheté peuvent servir à autre chose qu’à la
pratique de la géologie en amateur. Là aussi les clubs fournisseurs de matériel
jouent un rôle prépondérant.
Nous, les
amateurs, nous n’avons pas pignon sur rue. Nous, les amateurs, nous ne
sommes pas "docteurs en paléontologie de telle ou telle université", nous ne
sommes pas "professeur émérite de tel ou tel collège", nous ne sommes pas
"chargés de cours dans telle ou telle faculté". Nous les amateurs, nous
restons souvent dans l’ombre, nous ne sommes pas contactés par telle ou telle
chaîne de télévision pour illustrer une émission de nos beaux discours, pédants,
émaillés de nombreux mots scientifiques incompréhensibles par la majorité du
public.
Et si
certains se disent Géologues parce qu’ils ont un diplôme, moi, j’en ai la
fonction car je suis continuellement en contact avec le terrain !
Voilà
pourquoi je suis et veux rester un AMATEUR.
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2.
Un autre "Eminent
Géologue et Chargé de Cours à l’Université" (dont je tairai pudiquement le nom
de l’institution qui l’emploie afin de ne viser directement personne… je dirai
simplement que ce monsieur est Français et travaille en France… et quand on sait
l’attitude des autorités françaises vis-à-vis des Géologues Amateurs… ceci
explique peut-être cela… bien que…) Ce monsieur, donc, estime que mon site
internet qui indique précisément mes lieux de recherche incite au pillage des
sites géologiques et ne mâche pas ses mots pour dire que je suis moi-même un
pilleur (je cite) " …/… en ma qualité de Géologue Chargé de Cours à
l’Université, je me permets de vous dire que votre site n’apporte rien à la
Géologie. Evidemment, il comporte une foule d’informations géologiques mais que
n’importe qui peut trouver dans n’importe quel traité de géologie ou dans
n’importe quel syllabus universitaire. Vous auriez donc pu vous éviter cette
peine en dressant une liste de livres intéressants. Cette liste, je peux vous
la fournir gracieusement. Cependant, ce qui me dérange profondément, c’est que
votre site est bien à l’image de ce que vous êtes et de ce que tous les
géologues amateurs sont : des pilleurs éhontés du Patrimoine Géologique
National. Votre site indique les endroits précis de vos "recherches "avec
quantités de détails, photos des lieux, cartes mais surtout photos de pièces
récoltées. Tout un chacun peut à votre suite se rendre sur place et dévaliser,
rapiner ce que vous avez eu la bonté d’âme de laisser… ou devrais-je dire ce que
vous avez oublié de ramasser. Il eût été préférable pour la Géologie que votre
passion de collectionner se soit tournée vers les timbres poste plutôt que vers
les minéraux et fossiles. D’éminents spécialistes en la matière l’ont bien
compris : André Duco, rédacteur de Manuels Scolaires aux Editions Belin explique
pour les collégiens de 5ème "Les
sites renommés pour leur richesse en fossiles ont fait et font l’objet de
véritables pillages organisés. Les personnes responsables de ce vandalisme sont
soit des collectionneurs prêts à tout pour satisfaire leur passion, soit des
revendeurs qui en tirent de gros profits : il existe un trafic important de
fossiles et de minéraux rares. Pour protéger son patrimoine géologique, douze
réserves naturelles géologiques ont été créées en France : toute collecte y est
interdite ainsi que toute activité qui risquerait d’endommager les fossiles. Des
panneaux d’information ou des visites guidées permettent de découvrir ces sites." …/… (fin
de citation… ce qui précède cet extrait et ce qui suit est de la même veine, ce
Monsieur déversant son fiel au fil de ses lignes et de ses paroles… Comme
promis, je ne donnerai pas le nom de cette personne mais cet extrait lui
permettra de se reconnaître !)
Dessin L.V.B.
A ce Monsieur, je
répondrai plusieurs choses :
·
Première
question : Je sens dans votre discours une réelle amertume et un profond mépris
pour les Géologues Amateurs. Pourquoi une telle animosité vis-à-vis de nous ?
Qu’avons-nous bien pu vous faire pour susciter une telle haine ? Un Géologue
Amateur vous a-t-il soufflé une découverte essentielle ? Un Géologue Amateur
a-t-il trouvé à côté de vous une dent de Carcharodon alors que vous ne trouviez
que de petites dents d’Odontaspis, un Géologue Amateur a-t-il trouvé un beau
trilobite alors qu’à quelques mètres de là vous ne trouviez que de petits
brachiopodes ? Je ne sais que dire… mais une telle haine mérite qu’on s’y
arrête. Une telle haine me paraît pathologique et je pense qu’une thérapie
psychologique vous serait salutaire car elle doit vous bouffer la vie, vous
suivre jour après jours, vous donner des cauchemars et en fin de compte, je vous
plains… vous devez être triste à mourir.
·
Nous voici
en plein dans les discours paranoïaques d’un scientifique poussiéreux, se
croyant bien-pensant, extrémiste et hyper protectionniste qui voudraient faire
croire au commun des mortels que nous sommes des pilleurs sans foi ni loi, des
négociants sans scrupules, que nous passons nos loisirs à détruire son lieu de
travail.
·
Il est
indéniable que le but avoué d’un tel discours est de faire interdire aux
amateurs de minéraux et de fossiles tout accès aux sites.
·
Votre
qualité de Géologue Chargé de Cours à l’Université ne vous permet en rien de
juger la valeur d’un site internet. Ce sont les visiteurs qui le jugent et mes
statistiques sont éloquentes : plus de 53.000 personnes sont passées par ma page
d’accueil, 483 téléchargements de mon "Fascicule Technique à Usage des
Géologues Amateurs", plus de 3.255.000 visites sur des pages comme "la
Fluorite", "la Baryte", "le Quartz"…. L’article sur la Fluorite a été publié
dans de nombreuses revues dont Le Cahier des Micromonteur, Bulletin de
l’Association française de microminéralogie, n° 100, avril, mai, juin 2008. De
toute manière, ne dit-on pas : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugé"
·
Si mon
site n’apportait rien à la Géologie, je ne recevrais pas autant de messages de
sympathie… de Géologues Amateurs, de ces gens que vous n’aimez pas…
·
Je n’ai
que faire de votre liste de livres. Je les ai certainement consultés ou ils
figurent déjà dans ma bibliothèque. Car je ne crois pas, comme certains, avoir
la science infuse, être plus intelligent que le commun des mortels et me
permettre de juger les autres. Peut-être nous sommes-nous croisés dans une
bibliothèque spécialisée. Dieu ! Que dis-je ? Peut-être avez-vous côtoyé un
pestiféré comme moi !!! (C’est de l’humour noir)
·
En
tant que "Chargé de Cours" et donc Enseignant, vous devriez savoir, cher
collègue*, qu’enseigner ne se borne pas à donner une liste de références
bibliographiques à ses étudiants ou un syllabus mais que le métier d’enseignant
est de transmettre un savoir en le rendant accessible au plus grand nombre en
adaptant son vocabulaire au niveau de son public tout en gardant la rigueur
scientifique. C’est ce que je tente de faire et les messages d’encouragement
que je reçois me prouvent que je suis dans la bonne voie.
*ben oui, malgré
tout ce qui semble nous séparer, nous sommes tous deux enseignants,
collègues…que ça vous plaise ou non…
·
Ce
qui vous dérange c’est que mon site indique les endroits précis de mes
"recherches" avec quantités de détails, photos des lieux, cartes mais surtout
photos de pièces récoltées. Sachez, cher Monsieur, que les sites géologiques
que j’ai visités, je ne les ai pas inventés ! Je ne suis pas magicien et je ne
les ai pas sortis de mon chapeau. Il suffit d’utiliser une carte géologique ou
un guide géologique régional de Belgique et tout y est indiqué.
Il n’y a
AUCUN SECRET concernant ces sites géologiques. A début de mes recherches,
Internet n’existait pas. J’ai dû me débrouiller avec mes lectures, des
recherches sur cartes et des recherches en bibliothèques spécialisées de
l’Université de Liège, de l’Université Catholique de Louvain et de l’Université
Libre de Bruxelles, de la Faculté Polytechnique de Mons et de la Fondation
Universitaire Notre Dame de la Paix de Namur. Aujourd’hui, n’importe qui
sachant utiliser internet peut les repérer de chez lui à l’aide des sites web,
des Forums de Géologie où les informations s’échangent…
·
Deuxième question : "Quelle est votre motivation à vouloir que j’efface les
localisations de sites ?"
Est-ce pour les
"protéger du pillage éhonté" comme vous dites ou pour les "garder égoïstement
pour vous" ?
·
J’ai conduit des groupes sur différents sites… et même dans des carrières.
Avant de fouiller, j’ai toujours obtenu l’autorisation du propriétaire et
toujours, j’ai voulu inculquer aux participants le respect de la nature et des
sites géologiques… pas comme un certain "Professeur d’Université de Belgique"
qui, sous le couvert de son beau diplôme, est venu avec ses étudiants à la
chocolaterie de Villers-en-Fagne faire des fouilles aux abords d’une ancienne
mine qui a livré baryte, fluorite, galène, sphalérite, marcassite et pyrite.
Ses étudiants et lui ont arraché des arbustes, ont comblé des fossés d’écoulement
des eaux et ont creusé des tranchées dignes de la guerre 14-18. Depuis, plus
personne ne peut s’en approcher. Mieux ! Le nouveau propriétaire a foudroyé
l’entrée de l’ancienne mine, a nivelé les haldes restantes et a créé un parc
pour le seul bien-être des locataires des chambres d’hôtes, puisque le bâtiment
est maintenant voué à accueillir des vacanciers de passage. Alors permettez-moi
de douter des "bons sentiments" qui habiteraient les "Diplômés en Géologie"
·
Si
vous avez lu l’introduction de mon site Internet et les valeurs que je désire
promouvoir, vous avez sans doute vu que mon objectif ultime est, comme tout bon
enseignant, le
partage
des connaissances, c’est ma philosophie et je l’assume totalement ! A votre
place je ne serais pas très fier de mes idées car en tant qu’enseignant vous
devriez y adhérer vous aussi… Mais êtes vous un VRAI enseignant ou un
"dispensateur de cours et un vendeur de syllabus" ?
·
Au
nom de la liberté d’expression, au nom de ma philosophie, je ne changerai rien à
ma ligne de conduite et je ne censurerai pas mon site Internet.
·
Les
géologues amateurs sont, dites-vous, des pilleurs éhontés du Patrimoine
Géologique National. Ils se rendent sur les sites pour dévaliser, rapiner, …
D’éminents spécialistes en la matière l’ont bien compris : André Duco, rédacteur
de Manuels Scolaires aux Editions Belin explique pour les collégiens de 5ème
"Les
sites renommés pour leur richesse en fossiles ont fait et font l’objet de
véritables pillages organisés. Les personnes responsables de ce vandalisme sont
soit des collectionneurs prêts à tout pour satisfaire leur passion, soit des
revendeurs qui en tirent de gros profits : il existe un trafic important de
fossiles et de minéraux rares. Pour protéger son patrimoine géologique, douze
réserves naturelles géologiques ont été créées en France : toute collecte y est
interdite ainsi que toute activité qui risquerait d’endommager les fossiles. Des
panneaux d’information ou des visites guidées permettent de découvrir ces sites." Ces allégations gratuites et sans fondement prouvent bien votre
méconnaissance, votre ignorance du monde des Géologues Amateurs. Je ne peux
accepter de tels propos calomnieux et mensongers. Ce monsieur André Duco
devrait se renseigner avant d’écrire n’importe quoi. Car, que faisons-nous
réellement ? Nous récoltons des spécimens, nous les déterminons, nous les
classons, nous les étiquetons, pour nos collections et nos études. Dans son
manuel, où rappelle-t-on que la démarche scientifique consiste à collecter les
minéraux et fossiles, à les préparer en vue de leur étude (nettoyage, dégagement
de la gangue…), à les déterminer à partir d’une collection de référence (et là,
le Musée prend toute sa valeur informative…) ou de publications, à réaliser un
étiquetage et un inventaire durable ? Ce pseudo scientifique, (car je ne sais
pas comment l’appeler autrement) semble oublier bien vite que le B.A.BA de la
géologie générale nous dit que toute roche sédimentaire (roche contenant
minéraux et fossiles) est vouée à la destruction par l’érosion naturelle.
L’érosion naturelle est la conséquence des infiltrations d’eau, de l’action des
cours d’eau, de l’action des vagues… et que, par voie de conséquence les
minéraux et les fossiles qui y sont contenus seront réduits à l’état de
gravillons informes… et donc irrémédiablement détruits. Ce monsieur prône la
création des réserves géologiques, qui prétendent protéger les fossiles, mais ne
prennent aucune mesure pour contrecarrer les effets de l’érosion naturelle
destructrice. Mais comble de la bêtise humaine, la réserve de Digne, pour ne
citer qu’elle, protège une région couvrant 59 communes (52 dans les Alpes de
Haute Provence et 7 dans le Var) et représentant une superficie de plus de 2.300
km2 au sein de laquelle des carrières exploitent la roche et passent
des centaines d’ammonites au concasseur sans qu’aucun collectionneur ne puisse
en récupérer une puisque nous somme au sein d’une réserve. Quel paradoxe !!!
Peut-on vraiment appeler ça "interdire toute activité qui risque d’endommager
les fossiles" tout en osant encore prétendre "protéger les fossiles et les
sites" ? Ce monsieur devrait réviser sa copie et parler non pas de
"pillage"
mais de prélèvement de spécimens pour étude. "Vandalisme" = destruction. Un
collectionneur "préserve" le patrimoine géologique en le mettant à l’abri de
toute action destructrice. Un trafic ? Mais que ce monsieur se lève de son
siège et aille visiter une bourse d’échange de minéraux et fossiles… il verra de
ses yeux qu’il n’y a pas plus de trafic que dans une épicerie au rayon fruits et
légumes.
·
En
ma qualité de Géologue Amateur, je me permets de vous dire que vous n’y êtes pas
du tout, que vos arguments sont éculés et ne font plus recette. Vous avez tout
faux. Sortez de votre bureau poussiéreux. Votre musée est un cimetière où vous
avez entassé des pièces il y a des décennies au temps où vous étiez encore un
vrai géologue. Depuis, vous êtes devenu un Eminent Géologue Chargé de cours à
l’Université et vous vous êtes désintéressé de vos collections et vous ne les
avez plus regardées. Ne vous aventurez plus dans votre musée, vous risqueriez
de vous y perdre. Sortez de votre bureau et venez à la rencontre des gens qui
vont encore sur le terrain. Nous ne sommes pas si différents de vous. Vous
étiez comme nous il y a quelques dizaines d’années. Venez à notre rencontre,
nous ne sommes pas dangereux, nous ne sommes pas grincheux. Nous vous ouvrirons
nos collections, vous pourrez étudier nos spécimens. Nous avons toujours été
prêts à collaborer avec le monde scientifique. C’est votre monde qui s’est
éloigné du nôtre.
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3.
Il y a 3 ans, nous
nous sommes fait éjecter, ma compagne et moi, manu militari (par la police
municipale) de la plage de Luc Sur Mer (Normandie) alors que nous ramassions des
brachiopodes jurassiques sur l’estran à marée basse. Nous savions que les
falaises dites des "confessionnaux" étaient interdites pour d’évidentes
raisons de sécurité (éboulements fréquents). Le policier, bien gentil et très
embêté par sa mission d’ailleurs, nous a demandé, sans aucune animosité, de
quitter les lieux. Il avait été prévenu par une riveraine et puisqu’il y a une
directive qui protège toute la côte depuis les plages du débarquement jusqu’au
Boulonnais et qu’on ne peut rien y ramasser… même pas un coquillage ni un peu de
sable…, il venait faire respecter la loi et m’indiquait que si je récidivais je
serais punissable d’une amende et même être déféré devant le tribunal de Caen où
je pourrais écoper d’une peine de prison sous l’accusation de « Vol du
Patrimoine Géologique Français ».
La fameuse falaise dite "des Confessionnaux"
Photo Bernard Langelier
Non mais… où va-t-on ? Un drogué en manque attaque une petite vieille en
ville, lui vole son sac et la frappe. La vieille dame se retrouve à
l’hôpital. On attrape le suspect, il avoue, on prend sa déposition… et
il sort libre quelques heures plus tard. En sortant du Palais de Justice il
vole une voiture et s’en sert comme bélier pour dévaliser une pharmacie.
Blessé par des éclats de verre, il finit lui aussi à l’hôpital. Et rien
ne dit qu’il sera condamné car au moment des faits il était en manque et donc
n’était pas lui-même, il a agit sous l'emprise d'une pulsion irrépressible.
Et moi, pour avoir
ramassé quelques cailloux, je risquerais de me retrouver en prison comme un
vulgaire malfaiteur ???
Cela me
rappelle furieusement une affaire de 2005. Trois cristalliers de l’Isère furent
arrêtés et mis en garde à vue. Peu après, ils étaient mis en examen comme on dit
en France et
ont été
présentés au juge
sous
divers chefs d’accusation :
"Infractions au code minier, recherches illégales dans d’anciennes mines,
infraction au code de l'environnement, violation de propriété privée, travail
dissimulé et non déclaré et infraction à la législation sur les explosifs",
puis remis en liberté. Ils encourent des peines allant jusqu'à cinq ans de
prison et des amendes. Dans la foulée, six autres personnes, des collectionneurs, amis des
trois premiers ont été perquisitionnés et leurs collections ont été
confisquées. Ces personnes ont été aussi mises en examen sous le chef de
"Vol du Patrimoine Géologique Français". Elles aussi encourent des
peines de prison et des amendes.
www.geopolis.fr/musee-teylers-harlem.html
Je n'ai pas de quartz de la
Gardette... donc faut bien que j'aille sur le net pour en trouver
De cette
histoire, j’ai gardé en mémoire un sentiment de malaise, un sentiment
d’injustice, comme dans ces films noirs où un innocent est broyé par la
machinerie judiciaire. Ces gens ont dû subir les perquisitions, les
tracasseries administratives, les écoutes téléphoniques, la confiscation et
décortication du disque dur de leurs ordinateurs.
La presse
s’est saisie de l’affaire et un parallélisme évident avec le film "French
connexion", film mettant en scène le trafic de drogue entre l’Amérique et la
France. L’article de presse dont la transcription est ci-dessous en est la
preuve.
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Quartz
connexion
Les gendarmes de
l'Isère ont mis fin à l'activité de cristalliers isérois qui extrayaient
illégalement, depuis une vingtaine d'années, des cristaux de roche dans
d'anciennes mines et ils ont saisi plusieurs tonnes de quartz, a indiqué
vendredi le parquet.
Neuf
personnes ont été interpellées mercredi. Six d'entre elles, notamment des
acheteurs de minéraux, ont été remises en liberté jeudi.
Lors d'une
conférence de presse, les gendarmes ont montré des photos des sites pillés, dans
les montagnes de l'Oisans et du Vercors. "Le volume de minéraux saisis est si
important chez certains collectionneurs que nous avons renoncé à transporter les
caisses à la gendarmerie et que nous avons tout regroupé dans une pièce de la
maison en posant des scellés sur la porte", a expliqué le capitaine Vincent
Corbel, qui dirige la compagnie de La Mure (Isère).
Des
explosifs faits maison, 200 détonateurs, 15 bâtons de dynamite, des tonnes de
quartz d'une valeur allant de 100.000 à 200.000 euros, des marteaux-piqueurs ont
été saisis. "Ce n'est pas du grand banditisme", a précisé le parquet, "mais il
est illégal de ramasser des minéraux dans un terrain qui appartient à l'Etat,
l'utilisation et la détention d'explosifs obéissent à des règles strictes et
l'extraction de ces roches alimentait l'économie souterraine".
"Ces gens,
jamais condamnés, sont des mineurs clandestins. Ils appartiennent à un petit
monde de passionnés, un peu comme les collectionneurs de tableaux. Il y avait
parmi eux deux titulaires de diplômes en géologie. Chez certains, il y a des
cristaux dans toutes les pièces. Ils extraient, vendent, achètent entre
passionnés des quartz dont le prix peut monter jusqu'à 15.000 où 20.000 euros",
explique l'adjudant Patrice Thierry, porte-parole de l'Office central de lutte
contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, une unité
spécialisée créée en juin 2004.
Les
cristalliers travaillaient dans une vingtaine de sites du Vercors et de
l'Oisans, notamment dans l'ancienne mine d'or de la Gardette, au dessus de Bourg
d'Oisans, fermée en 1969, d'où ont été extraits les cristaux ornant les lustres
de la galerie des glaces du château de Versailles. "Dans un site du Vercors, ils
avaient installé des rails et des wagonnets pour extraire les minéraux" a
expliqué le capitaine Corbel.
La justice
a traité peu d'affaires de cristalliers au cours des vingt dernières années dans
les Alpes. En 1993, la Cour de cassation a confirmé une peine de 2.000 francs
d'amende pour "dégradation de site classé" infligée à chaque membre d'un
groupe de cristalliers, qui avait extrait une tonne de cristaux dans le massif
du Mont-Blanc. En 1994, deux cristalliers qui avaient stocké 180 kilos de
dynamite sur leur balcon, dans un quartier HLM de Grenoble, avaient été
condamnés à un an de prison avec sursis et à des amendes. Les artificiers
avaient dû évacuer le quartier pour enlever l'explosif.
(Source AFP)
On parle
bien de collectionneurs, pas de cambrioleurs, pas d’assassins, ni de tueurs à
gages, ni de
terroristes d’Al-Qaïda… et
la presse écrite et télévisée ont
monté tout cela en épingle à grands renforts de qualificatifs et de superlatifs.
C’était
comme si la gendarmerie, la presse écrite, la presse télévisée et la justice
s’étaient concertées afin de faire paraître nos collectionneurs aux yeux du
public comme une espèce de mafia bien organisée. Les expressions choisies par
les gendarmes et les journalistes allaient toutes dans le même sens : "pillage
– stocks – cercle fermé de personnes qui travaillent sous le couvert – trafic –
sommes d’argent importantes"… comme ces qualificatifs employés dans les
affaires de trafic de drogue. Tout cela
fleurait bon la machination et le coup monté bien organisé et les expressions
du type "sites pillés", "grand banditisme", " mineurs clandestins", "Ces gens, jamais condamnés,
appartiennent à un petit monde de passionnés", "ils extraient, vendent,
achètent entre passionnés", "mineurs clandestins" étaient de rigueur....
Au bout de plusieurs mois d'une enquête ayant mobilisée plus d'une quarantaine
de gendarme, le dossier à charge était prêt.
Evidemment,
la DRIRE n’ pas manqué d’y mettre son grain de sel. L’occasion était trop
belle. Il fallait casser du collectionneur, casser du prospecteur et interdire
un site de plus. En fait, pour ce qui est d’interdire la mine de la Gardette,
ce fut simple : ils ont explosé les entrées et le problème était réglé :
destruction du site = plus de site = plus de prospection… simple mais efficace...
mais où parle-t-on de protection de ces sites ??? Les auteurs de cette
destruction ne peuvent-ils pas être poursuivis pour "destruction du patrimoine
géologique français" ??? Ah oui, mais c'est l'Etat qui l'ordonne et l'Etat est
au dessus des lois. Les lois ne sont faites que pour les petits comme
nous, évidemment...
Comme dans
toute affaire criminelle et comme dans tout film policier, on assiste alors à
une procédure judiciaire qui a duré au moins deux ans. Les personnes
incriminées furent convoquées à tour de rôle par le juge d’instruction et elles
ont été auditionnées avec d’autres témoins, confrontation des témoignages...
Conclusion
du procès : un non lieu général a été rendu pour l'ensemble des neuf
cristalliers et collectionneurs mis en cause dans cette triste affaire.
Accusations non prouvées, reposant parfois sur des interprétations erronées du
code des mines et carrières, plaintes et accusations irrecevables ou tout
simplement pas condamnables...La lecture du jugement est un vrai délice, mais
qui me laisse quand même un gout étrange dans la bouche....
Car tout de même, au terme de cette sombre affaire, on se dit : tout ça pour ça
?
Traiter des minéralogistes comme des criminels n'était-ce pas une aberration
évidente ? Quelle tragédie !!! Mettez-vous à la place d’un de ces
collectionneurs, dont le seul plaisir est de collectionner les quartz et tout à
coup être précipité dans la tourmente judiciaire, se voir ainsi montré du doigt,
traîné dans ma boue comme un vulgaire criminel par une presse en mal de
sensationnel alors qu’on sait qu’on a rien fait de mal. Le regard des voisins,
des connaissances qui change, des "amis" qui s’éloignent. Dans ces
circonstances, c’est là qu’on compte ses vrais amis car eux, ils restent fidèles
mais ils sont bien peu nombreux… et vient alors la solitude. On met des années
à se forger une réputation et la voilà détruite en quelques minutes. Car
même si un jugement de non lieu a été prononcé, aux yeux de "monsieur tout le
monde" on dira toujours "Ils ont été acquittés, oui, mais il n'y a pas de
fumée sans feu, il y a un doute." Enfin,
voir sa collection confisquée, transformée en pièce à conviction, emballée dans
des caisses par des gens qui ne prennent aucune précaution et la retrouver plus
de deux ans plus tard avec des éclats, des ébréchures et des dommages.
Cela aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous… mais il y a pire, je
crois car cette presse à scandale a jeté l’anathème sur tous les géologues amateurs.
Nous avons tous été salis, éclaboussés par la fange de leurs élucubrations
mensongères.
Cette
presse a-t-elle fait autant d’esclandre lors de la proclamation du verdict ?
A-t-on vu un gros titre du style "Après
deux ans de procédure, enfin innocents !"
A-t-on vu
un reportage montrant les cristalliers à la sortie du tribunal et leur demander
leur impression après avoir été blanchis de toute accusation ? A-t-on vu un
reportage montrant le retour des collections chez leur propriétaire ?
J’ai du mal
à comprendre les motivations de ces "protectionnistes outranciers" car
je dois
dire que j'ai toujours entretenu de très bons rapports avec les exploitants de
carrières ou les propriétaires de terrains portant des gîtes minéraliers ou
fossilifères. A part certains pour qui il est totalement exclu de laisser
entrer quiconque, club ou chercheur solitaire, dans leur exploitation, il est
toujours possible de négocier. Une demande d'autorisation écrite, mentionnant
nos motivations, ce qu'on recherche et pourquoi et agrémenté d'une décharge de
responsabilité (afin de générer la confiance) est toujours appréciée. Si
l'autorisation vous est accordée, pendant la prospection, il est de notre devoir
de respecter les biens de l'exploitant, ramasser nos détritus et d'être aussi
discrets que possible. Après la prospection, envoyer une lettre de
remerciements, permet de garder un bon contact avec l'exploitant et permet
d'accroître les chances de réussite d'une demande future.
Politesse,
civisme, respect, tolérance restent les maîtres mots d'une négociation
fructueuse.
Je me
rappelle une sortie club à la carrière d’Eben-Emael. Un temps exécrable et des
trouvailles minimes. Les jeunes (et mêmes les plus aguerris d’entre-nous)
étaient dépités. A la sortie, le responsable de chantier nous demande si nos
trouvailles étaient à la mesure de nos espérances. Devant la déception des
jeunes, il s’en va et revient avec deux seaux d’oursins. Dans la semaine, ils
étaient tombés sur une couche où il n’y avait qu’à les ramasser. Le grutier
avait pris quelques minutes entre deux camions pour remplir quelques cageots.
Les ouvriers en avaient pris quelques-uns et nous héritions du reste. Et
l'exploitant a été récompensé, remercié, rémunéré de la plus belle manière : le
sourire émerveillé d'un enfant.
Ces
attitudes de gens de terrain montrent bien que nous sommes considérés par bon
nombre de personnes comme des "protecteurs, des sauveteurs de notre patrimoine
géologique". Les pièces récoltées sont classées, étiquetées, étudiées dans nos
collections. Nous ne vendons pas et parfois nous échangeons.
Mais
reconnaissons-le, même avec toute cette bonne volonté, certains nous mettent
encore des bâtons dans les roues...
Oui ! Les
amateurs de minéraux et fossiles, les prospecteurs, laissent plus ou moins des
traces de leur passage.
Oui ! Nous
prélevons des spécimens, pour étoffer nos collections, pour étude scientifique…
ou même pour l’échange.
Et quand
bien même, est-ce un drame ???
Malheureusement, dans certains pays, ils ferment plutôt leurs portes ou adoptent
une attitude purement et simplement commerciale. Prenons le cas de
l'exploitation de kaolin de Ploemeur en Bretagne. On y trouve de magnifiques
quartz fumés, jaunes, blancs... On pouvait y accéder moyennant autorisation puis
soudain, ce fut l'interdiction pure et simple d'entrer parce que la carrière
était et est toujours en "restructuration". En fait, le Directeur charge deux
ouvriers de récupérer les quartz, de les nettoyer, de les trier et de les
stocker dans un hangar protégé comme une base de missiles tactiques.
L'entreprise les écoule sur un magnifique stand d'exposition et de vente à la
bourse minéralogique de Lorient. Il n'y a pas de petits profits !!! Ailleurs,
il faut parfois même monnayer une concession pour pouvoir chercher des minéraux
et des fossiles. Je pense notamment à la Carrière Juchem d'Idar Oberstein.
Ces
solutions ne sont pas, à mes yeux, les meilleures bien qu'on puisse considérer
que les minéraux et fossiles soient dans ces cas, sauvés.
Certains
estiment qu'une loi devrait obliger l'exploitant à accepter toute demande
d'autorisation lui étant soumise. Ce serait un “permis de sauver” des “objets
géologiques” autrement promis à la destruction ou à l’oubli. En contrepartie les
amateurs devraient observer les consignes, respecter les règles d'élémentaire
prudence, et décharger les exploitants de toute responsabilité en cas
d'accident. A ceci, je réponds que je ne suis pas du tout
d'accord. Rappelons-nous qu'une carrière est toujours un domaine privé.
Avec ou sans décharge de responsabilité, le fait d'accepter la venue de
personnes étrangères sur le chantier engage la responsabilité civile de
l'exploitant. La décharge de responsabilité n'a donc légalement aucune
valeur. Dans ces conditions, ce papier n'a d'autre valeur qu'une "parole
donnée de ne pas intenter d'action en justice en cas d'accident" et donc seule
une confiance mutuelle permet de nouer des contacts fructueux. Il est donc
tout à fait normal que l'exploitant soit le seul habilité à accepter ou
refuser l'accès de ses installations à des personnes extérieures.
Car tous
les sites de recherche ne sont pas inaccessibles… loin s’en faut !
Certains
sites sont évidemment fermés pour de simples raisons de sécurité. Certaines
mines désaffectées sont heureusement fermées, car abandonnées depuis des
décennies, elles sont parfois ennoyées, aux boiseries pourries, de vraies
oubliettes, de vrais pièges où l’on disparaît sans laisser de traces.
D’autres
sites (anciennes carrières) ont purement et simplement disparu car rebouchés
(réhabilités, comme on dit chez nous. Ce terme pseudo-scientifique cache en
fait une réalité bien plus sordide. En effet, ces sites à l'abandon ont été
transformés en décharges pour nos ordures ménagères et industrielles et quand
les trous sont bien remplis de nos déchets, on recouvre le tout de 2 mètres de
terre arable pour cacher ces chancres immondes qui continuent insidieusement,
doucement mais sûrement, à l'abri des regards, à empoisonner les nappes
phréatiques et à polluer notre atmosphère avec les gaz résiduels de leur
putréfaction, le tout bien assaisonné de dioxine, de nitrates, de phosphates, de
résidus de métaux lourds, de cyanures et de plein d'autres poisons que nous
buvons et respirons).
C’est un exemple
malheureux de la bêtise humaine et surtout de la manipulation des foules par une
information mensongère !!!
Mais je me plais à
croire que ce n’est pas la majorité des cas.
Et là, je
dis merci aux exploitants de carrières... mais parlons-en de ces
administrateurs, chefs de centre et autres directeurs de carrières...
Je ne leur
jette pas la pierre, surtout s'il y a des minéraux et fossiles dans leurs
exploitations : sans eux on ne trouverait pas grand-chose... du moins sans ceux
qui autorisent la visite des carrières.
Et j'en ai
rencontré de très sympathiques, parfois amusés par l'intérêt manifesté envers
leurs tas de cailloux, parfois conscients de leur richesse culturelle et
scientifique.
Et il y en
a même qui, par l'intermédiaire d'un comité d'entreprise dynamique, donnent un
exemple intelligent de ce que l'on peut faire. Ils se reconnaîtront. Ils
organisent à dates fixes des visites guidées, des journées portes ouvertes, ils
récoltent au hasard des travaux des minéraux et fossiles qu'ils présentent dans
des vitrines que les visiteurs peuvent admirer dans le bâtiment à l'entrée de la
carrière...
N'est-ce
pas là une attitude de tolérance, de respect, d'accueil, de compréhension de
l'autre avec en finalité autre chose que simplement et uniquement l'appât du
gain. Parfois nous sommes contactés par des administrations communales, par des
exploitants de carrières qui, lors de travaux temporaires ont mis des choses
intéressantes à jour. En l’espace d’un week-end, nous devons nous affairer au
travail, car si les spécimens ne sont pas récupérés rapidement par les amateurs
que nous sommes, il seront de toute manière perdus pour les scientifiques,
recouverts d'asphalte ou de béton, voire d'eau dans le cas de travaux portuaires
ou plus simplement passés au concasseur de la carrière.
Je m'arrête ici. Je
souhaite ardemment que tout un chacun oublie ses rancœurs, ses craintes. Je
désirerais que les amateurs, les scientifiques, les musées, les exploitants de
carrières, les associations de tous bords, de tous poils et de toutes tendances
politiques travaillent de concert dans le but ultime de la Science. J'aimerais
que nous tentions tous de retrouver notre âme d’enfant et que nous (ré)apprenions
à nous émerveiller par cette nature qui nous entoure, dans l’harmonie, le
respect mutuel, le partage, la bonne humeur, l’entraide, la fraternité et
surtout, j'aimerais que les esprits soient un peu plus ouverts...
Retour haut de page
4.
J’ai
visité quelques bourses aux minéraux et fossiles, en Belgique, en France. Et ben
mon cochon, quelle désillusion !!!
Ben oui,
je suis révolté, écœuré, déçu, dépité, scandalisé après ce que j’ai encore vu
ces derniers temps dans les bourses des minéraux et fossiles dont je tairai la
localisation par respect pour les organisateurs qui ont bien du mérite à se
lancer dans de tels projets.
Mais
qu’ai-je bien pu voir pour me mettre dans un état pareil ???
Revenons
en arrière et parlons un peu du passé… Pour moi, tout a commencé au début des
années '70 avec mon grand père, ingénieur des mines, qui m’emmenait sur les
terrils de notre beau « Pays de Charleroi », que j’aime aussi appeler, même si
cela ne plaît pas à certains de nos hommes politiques « le Pays Noir », en
hommage au « gueules noires » qui ont travaillé, souffert et même qui ont laissé
la vie pour que la Belgique soit si riche aujourd’hui. Sur ces terrils, j’y ai
fait connaissance avec les fougères fossiles du Carbonifère. Je m’y suis
intéressé, j’ai lu, je me suis documenté et le virus géologique m’a pris.
Les
bourses minéralogiques et paléontologiques florissaient un peu partout à cette
époque et comme tous les amateurs, j'en ai visité quelques unes.
A cette
époque, les bourses étaient réellement des bourses. On y trouvait une majorité
d'amateurs, de représentants de clubs, qui présentaient leurs excédents de
trouvailles à la vente mais aussi à l'échange. J'y allais avec un sac de
fossiles et de minéraux que j'avais trouvés, et je les échangeais contre des
minéraux et des fossiles que je n'avais pas. L'esprit était chaleureux,
convivial. On rencontrait des gens qui étaient animés par la même passion. On
pouvait discuter, s'échanger des informations, s'échanger des localisations de
sites...
Et puis,
l'économie de marché a pris le dessus. Les marchands, attirés par l'appât du
gain, sont arrivés avec leurs minéraux étrangers, leurs fossiles
d'Outre-Atlantique ou d'Outre-Pacifique.
La
concurrence n'était plus possible pour les petits amateurs...
Ils ont
d'ailleurs pratiquement disparu des bourses... et s'il en reste, ils ne vendent
presque plus rien. Leurs échoppes n'attirent plus les regards et leurs prix
sont dérisoires.
Les
bourses ont perdu leur esprit et sont devenues des marchés aux minéraux et
fossiles.
Les
dernières bourses visitées m’ont laissé un sentiment de profond dégoût, une
nausée indescriptible, le summum de l’intolérable !!!
Avant de
laisser parler mes sentiments, je tiens à rendre hommage aux vrais marchands
honnêtes qui font leur métier avec amour, avec précision, dans le plus grand
respect du client. Ils ne vendent que du bon, du vrai. Les prix sont honnêtes,
jamais excessifs et jamais non plus anormalement bas. Je ne vais pas citer ici
de noms, je risquerais d’en oublier… mais je sais que s’ils lisent ces lignes,
ils se reconnaîtront sans problème. Ce sont des gens avec qui on peut discuter,
tout simplement, et ils nous expliquent, sans faire de manière ce qu’ils ont
trouvé, comment ils l’ont trouvé… et le principal, ils ne sont pas avares de
conseils pour les plus jeunes.
Bourse de Jouy en Josas, France
Photo L.V.B.
Mais pour
le reste ?
D’abord,
dans les bourses de minéraux et fossiles actuelles on peut y voir des choses qui
n’ont rien à voir avec ni la minéralogie, ni la paléontologie : des pièces de
monnaie anciennes, des papillons, des scorpions… Suis-je dans une bourse
entomologique ou numismatique ???

A EXCLURE
SANS CONDITION !!!
Ensuite,
il y a ces stands qui présentaient poteries, silex taillés et autres bricoles
issues de fouilles archéologiques.

A EXCLURE
AUSSI SANS CONDITION !!!
Parlons
maintenant de ces étalages des marchands de colliers, bagues et autres
colifichets qui deviennent de plus en plus nombreux, faisant du même coup
diminuer le nombre de marchands de minéraux et fossiles « naturels ». Ils
représentent maintenant plus de 50% des tables !!!
A EXCLURE
OUA LIMITER AU MAXIMUM AUSSI !!!
Mais il y
a plus grave… Beaucoup plus grave. Et c’est ici qu’à mon sens, c’est purement
et simplement intolérable ! Dans les bourses j’ai pu constater que le vrai
côtoyait le faux voire le falsifié.
Et
permettre cela, de la part des organisateurs, c’est un manque total d’éthique.
Accepter
que des gens dénués de toute moralité, de toute honnêteté s’installent à côté de
marchands honorables est une réelle faute vis-à-vis de ces marchands honorables
dont la réputation se trouve entachées par la présence à leurs côtés de ces
faussaires, de ces voleurs ai-je envie de dire.
Où sont les
organisateurs des bourses lors du déballage pour jouer le rôle de garde-fou, de
"gendarme", afin que les bourses, s'il n'est plus possible qu'elles soient un
lieu d'échange, qu'elles restent au moins un endroit sûr où une certaine éthique
est respectée, et où les visiteurs peuvent sans crainte, acheter sans avoir peur
d'être roulés.
Je m’explique …
Que dire
de ces gypses d’Australie où on voit nettement qu’on a déversé des colorants
dans les mares pour que les cristaux formés lors de l’évaporation de l’eau
prennent des couleurs rouge, jaune, orange et vert ??? Minéraux naturels ???
Sûrement pas !!! Minéraux synthétiques… à vous de juger… Il en va de
même pour ces Chalcanthites fabriquées à partir d'une solution de sulfate de
cuivre
Fabrication "maison"
Sur un autre stand on peut voir les fameux trilobites marocains. Certains sont en résine, plus
vrais que nature, d’autres sont le fruit d’astucieux collages de morceaux
parfois de plusieurs espèces différentes. D’autres sont le fruit d’un travail
d’artiste… gravés à la pointe en acier ou dessinés à la disqueuse… Sur ce stand
toujours, j'ai pu observer des dents de requin recollées, (si proprement qu’on
n’aurait rien pu voir)… à part que les denticules étaient recollées A L'ENVERS
!!!. C'est tout juste s'ils ne créent pas des pathologies qui feraient le
bonheur des étudiants en dentisterie...
J'y ai
aussi vu des mâchoires de soi-disant mosasaures qui sont en fait des morceaux
d'os de mammifère (il suffit de voir les striures sur l'os pour voir que ce
n'est pas du reptile !!!) sur lesquels on a recollé des dents de mosasaures et
le tout noyé dans une gangue reconstituée. Quant à ces squelettes de
crocodiles DU VRAI FAUX !!! Ces fossiles
"améliorés" sont encore une fois une escroquerie pure et simple destinée à
piéger l'amateur crédule.
Un
véritable scandale !!!
Les images ci-dessous sont une compilation de tous les faux
que j'ai pu trouver sur Internet. Je n'aurais pas été capable d'en
rassembler autant. Elles ne sont là que pour étayer mes dires et à titre
informatif pour prévenir les futurs acheteurs. Si certaines de ces images sont
contractuelles, faites-le moi savoir à vanbellingen@skynet.be
et je les enlèverai. Mais ce serait dommage pour l'érudition et la
prévention des jeunes collectionneurs...



Les parties en rouge délimitent
les parties synthétiques, en bleu les parties vraies


Il n'y a pas
beaucoup de vraie pierre ...
Source :
www.ricestone.com/2003_st_marie.htm
source
Geoforum
Des dents de mosasaures attachées sur des os de mammifère, le
tout, noyé dans une gangue de roche reconstituée... voyons la différence avec
une vraie mâchoire de mosasaure...


Bourse de Jouy en Josas,
France
Photo L.V.B.
Mais il y a mieux...
source
Geoforum
Le crocodile aux dents
de mosasaure... fallait y penser !!!
source
Geoforum
La tortue chinoise gravée
de la main d'un authentique Homo Sapiens Sapiens

source
Geoforum
Les chinois passent
pour des gens méticuleux, vivant la perfection, l'excellence... en voici la
preuve :
des trilobites
identiques totalement gravés à la main !!!
Passons aux faux
crocodiles... comme s'ils venaient tout droit du site de prospection avec
encore leur coquille de plâtre protectrice... Faux, faux et encore faux !!!
Plus la supercherie est grossière, plus elle a des chance de prendre...
source
Geoforum
Source Daniel Duvivier
Un retour sur nos cher
trilobites...
source
Geoforum
source
Geoforum
Une tête est un début de
corps de poisson à cela on ajoute des vertèbres de mammifère ainsi que des
antérieurs et postérieurs artificiels !!!

source
Geoforum
Eh oui, le fameux Keichou...
machin chose tout aussi faux que son certificat, d'ailleurs...
source
Geoforum
Je ne dirai rien de ces
trilos très esthétiques... mais la science paléontologique s'arrête là !!
source
Geoforum
A - à - la - queue -
leu -leu
Tout l'monde s'éclate à
- la - queue - leu -leu
Ils ne sont pas de la
même période géologique mais qu'importe, ils se rassemblent une fois par an
pour la grand barbec des trilos
avec un petit verre de
Mojito
source
Geoforum
Houlà... agressifs avec
ça, les petits crabes !!!
J'en ai d'autres...
Bourse de Jouy en Josas, France. Photo
L.V.B.
Et celui-là, n'a-t-il pas
l'air de dire :
" Eh toi ! Oui, toi qui
me regarde ! Tu veux ma photo ? Tu me cherches ? Va dehors, commence à
saigner, j'arrive !"
Ici, la gangue est
véritable, les fossiles aussi, cependant c'est un tas de sable fossilifère
dans lequel on a enchâssé un tas de fossiles de la bonne période et le tout a
été encollé pour ne faire qu'un bloc, avec pratiquement toutes les espèces de
l'étage... c'est peut-être beau mais très discutable...
et quand le ridicule
s'en mêle...
source
Geoforum
Le Carcharocles
megalodon avait de grandes dents... mais là c'est du délire !!!
source
Geoforum
Un pseudo chantier de
fouilles :
J'entends encore le
petit crier : "Maman ! Au secours il y a le gros, là derrière qui veut me
manger !"
et le gros de répondre
: " Tais-toi, minus et cours !"
Ne parlons
pas de l’étiquetage plus que sommaire, entaché d’erreurs grossières, ou de
fautes impardonnables… j’ai vu des « mouzazor », des « troulabit » des « triloubat »
et enfin des « amounit » sans autre sorte de détermination. Pas de provenance,
pas d’étage géologique. Disons que s’il avait été honnête au moins pour cela,
il aurait dû écrire « datation : la semaine dernière » et « provenance : atelier
de XXX »
Si je
retire tout ce qui était faux, recollé grossièrement, trafiqué, bidouillé,
bricolé, le gars n'avait plus rien sur son stand. Il pouvait fermer boutique et
s'en aller.
Autant
dire qu'on nous prend vraiment pour des cons !!!
Mais de
qui se moque-t-on ?
Va-t-on
encore longtemps admettre de telles pratiques ?
Et ce
n’est malheureusement pas tout !!!
J’ai pu
voir à mon grand étonnement des Spirifers de Barvaux datés du Carbonifère… alors
que tout le monde, même les plus jeunes amateurs savent que c’est du Dévonien
supérieur (Frasnien) !!!
Mais il y
a encore mieux…
Depuis
quelques temps, des Roumains écument littéralement les bourses de chez nous.
Ils occupent en général deux énormes tables et ils vendent des quartz noirs de
toute beauté. Pas de prix, pas de provenance, pas de détermination. Pour ce
qui est de la provenance, ils auraient bien eu du mal de nous la donner… enfin,
ils auraient pu nous indiquer l’adresse de l’usine nucléaire de YYY où ces
quartz ont été bombardés pour les faire devenir si noirs. Ils ne parlent pas un
mot de français et quand on leur demande le prix, le vendeur écrit sur un carton
10 – 15 – 20 – 25. Laconique mais terriblement clair : entre 10 et 25 euros… à
la tête du client !!!
Sans
parler des choses étonnantes qu’on peut observer sur ces tables comme cette
petite boule de quartz blanc au milieu de laquelle s’élève un cristal tabulaire
noir. Du plus bel effet mais après une rapide observation, on voit nettement
les traces de sublimation du gaz de la colle cyanhydrique qui a polymérisé lors
de l’assemblage des deux parties.
ENCORE UN
FAUX !
source
Geoforum
Géode hyper sphérique dont la gangue
semble être de la roche reconstituée et moulée tandis que la galène (tiens,
j'ai jamais vu une géode de galène, moi...) de la galène pulvérisée et
projetée sur les côtés préalablement enduits de colle
Retirons
ce qui n’a rien à voir avec la minéralogie et avec la paléontologie (silex
taillés, poteries, papillons et monnaies), retirons les marchands de bibelots,
bracelets, colliers, bagues et autres colifichets, retirons les faux, les
collages, les traficotages…
Et les
Chinois s'y mettent...


source
Geoforum
Des zircons d'une pureté impeccable...
mais provenant d'autoclaves à pression... des zircons synthétiques
Ah oui, j'oubliais... les belles
okénites de Poona en Indes, d'un blanc immaculé se trouvent maintenant sous
différentes couleurs bleu, jaune, orange, rouge...
source
Geoforum
En voilà une belle orange... super,
non ?
Et les belles turquoises ???
Joli, non ?
Dimensions intéressantes...
...et bien non... encore
une arnaque de la pierre reconstituée ou de la résine colorée en surface !!!
QUE
RESTE-T-IL DANS LES BOURSES ?????
Les
visiteurs sont-ils tous tenus de se former et avoir une bonne culture
paléontologique et minéralogique qui permette de reconnaître les traficotages
grossiers (collages à l'envers, trilos reconstitués de différents morceaux
d'espèces différentes, minéraux bombardés...) ?
Cette
situation est à mon sens un réel problème qui, je le pense honnêtement, peut
faire grand tort, peut jeter le discrédit, peut créer une « crise de confiance »
face aux bourses.
Que faire alors, si
les bourses ne sont plus des endroits sûrs ?
Que faire
alors si ce n’est « trousser ses manches » et décider de prospecter soi-même en
vue de découvrir des minéraux et fossiles bien de chez nous et exempt de toute
falsification.
Oui, mais…
comment faire ?
Chercher
seul, ce n’est pas facile, il faut des cartes, du matériel, une bonne dose de
courage, ne pas avoir peur de mouiller son maillot… et souvent ce n’est pas très
productif. On est souvent gagné par le découragement.
La
solution ? Les clubs !
Ils sont
là pour encadrer, aider, conseiller… Ils proposent des réunions au cours
desquelles un orateur présente un sujet ayant trait à la géologie, à la
paléontologie ou à la minéralogie. On peut y échanger minéraux, fossiles et
aussi surtout des idées. Les clubs organisent des sorties sur le terrain, le
plus souvent dans des carrières, avec autorisations et assurance, encadrent les
plus jeunes et chacun met en toute simplicité, à disposition de tous, son savoir
et son savoir faire.
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